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Les communicateurs traditionnels du Mali, de la Guinée, du Sénégal et du Burkina Faso vont intensifier leur mission de sensibilisation pour l’abandon de la pratique de l’excision.

« La participation des communicateurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest à la lutte contre la pratique de l’ excisison » est le thème d’un atelier de réflexion sous-régional ouvert lundi au Centre Aoua Kéita. L’atelier regroupe des communicateurs traditionnels et modernes venus de la Guinée, du Sénégal, du Burkina Faso et du Mali.

Au cours des cinq jours de travaux, ces communicateurs « qui se sentent interpellés sur les pratiques néfastes à la santé de la femme et de la petite fille, l’excision en particulier » , vont échanger leurs expériences et difficultés dans la sensibilisation sur l’abandon de la pratique, selon le président du Recotrade-Afrique , Mamadou Ben Chérif Diabaté.

Aux termes de l’atelier, les communicateurs élaboreront un projet commun aux quatre pays. Il s’agira d’un outil qui servira à appuyer et à encadrer les communicateurs traditionnels dans leurs missions de sensibilisation auprès des populations afin qu’elles abandonnent l’excision. Ainsi, l’atelier de Bamako sera mis à profit pour construire les termes de référence du projet.

Le secrétaire général du ministère de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille, Youssouf Sangaré qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a affirmé que l’abandon de l’excision au Mali est l’une des préoccupations des hautes autorités, en témoigne la création du Programme national de lutte contre la pratique de l’excsion (PNLE).

Le PNLE est chargé de développer une stratégie d’information, d’éducation et de communication à l’endroit des populations en vue de leur adhésion à la politique nationale de lutte pour l’abandon de l’excision.

Sur 28 pays africains où se pratique l’excision, 16 appartiennent à l’espace francophone. Aussi, la responsable de l’Unité de l’égalité des genres pour le développement à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Fadia Nassif , tout en indiquant l’adhésion de l’OIF au futur projet, s’est dit convaincue qu’avec une plus forte implication des communicateurs traditionnels, les pratiques néfastes à la santé de la femme et de la fille vont diminuer.

Faut-il noter que les communicateurs traditionnels se sont engagés en 2004, à l’issue d’un forum à Ouagadougou, à abandonner la pratique de l’excision dans leur prropre famille.

Denis Koné

29 août 2007.