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Ce constat a incité la direction des écoles de la gendarmerie nationale et les unités motocyclistes de la gendarmerie (ou motards) à organiser conjointement hier à la caserne « Chef d’escadron Balla Koné » de Faladié, une conférence sur la sécurité routière.

La direction des écoles de la gendarmerie nationale était représentée par le lieutenant-colonel Diamou Keïta et les unités motocyclistes de la gendarmerie par leur commandant de compagnie, le capitaine Noumoutié Camara.

Organisée à l’intention de 140 gendarmes, tous des commandants de brigade (CB) ou adjoints aux commandants de brigade (ACB), la session était animée par Malick Kassé et Mamadou Sow, respectivement chef de la division études et planification et inspecteur des permis de conduire à la Direction nationale des transports terrestres maritimes et fluviaux.

L’importance du sujet n’est plu à établir dans une société qui enregistre ces dix dernières années, une multiplication des automobiles et engins à deux roues. Instruments essentiels de liberté individuelle et de progrès économique, symbole de la société technicienne, la voiture et la moto sont aussi de tragiques facteurs de risque pour toute la population.

Le lieutenant-colonel Diamou Keïta a salué la tenue de la conférence et manifesté son inquiétude vis-à-vis du phénomène de l’insécurité routière croissante. Cette insécurité est devenue, constatera-t-il, l’une des causes de mortalité et de handicap et affecte toutes les couches sociales de notre pays.

Le directeur des écoles de la gendarmerie a esquissé une définition simple de la sécurité routière : un ensemble de règles et de services visant à la protection des usagers de la route. Cette sécurité est une mission traditionnelle de la gendarmerie depuis ses origines, a-t-il indiqué.

Elle nécessite, précisera Diamou Keïta, une présence active, mobile, préventive et répressive sur les routes de personnel apte à intervenir efficacement et sans délai.
Le patron des unités motocyclistes a apprécié la qualité des conférenciers et le moment choisi pour la tenue de la conférence. Pour souligner la gravité du problème, le capitaine Noumoutié Camara estimera que « la route tue autant que le sida de nos jours« .

La conférence a regroupé les gendarmes de la 7è promotion du brevet d’armes n°2 (BA2) et la 10è promotion du brevet d’armes n°1.

Après un survol du Code de la route et de quelques cas pratiques d’accidents de la circulation, les conférenciers se sont prêtés aux questions de l’assistance. L’application du bulletin d’analyse des accidents de la circulation (BAAC) prônée par la Banque mondiale a été longuement discutée. Le BAAC permettra de situer les responsabilités des accidents.

Les 140 stagiaires, en fin de formation, ont promis d’être des ambassadeurs de la sécurité routière dans leurs zones respectives. Ils ont souhaité une pérénnisation de l’initiative.

La direction générale de la gendarmerie était représenté par le colonel Koman Keïta, président de la lutte contre l’insécurité routière.


S. KONATÉ

14 Août 2008