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La deuxième descente de l’Epervier du Mandé, l’inspecteur principal Papa Mambi Kéïta, à Kassaro, dans le Cercle de Kita, le mardi 3 juin, lui a permis d’arrêter trois autres membres du gang des coupeurs de route. Seul le chef de gang court toujours.

Après l’agression dont plusieurs hommes politiques et responsables du gouvernement ont été victimes entre Kassaro et Sébécoro, dans la nuit du 10 au 11 mai, l’Epervier du Mandé a arrêté, dans les 24 heures qui suivaient, trois membres du gang des coupeurs de route. Les quatre autres malfrats se sont envolés vers le Burkina Faso.

Mais une fois à Bamako, voilà que le chef de gang, Amadou Diallo, a eu l’outrecuidance de contacter l’Epervier du Mandé par téléphone. C’était le mardi 3 juin. Le malfrat voulait tout simplement négocier la mise en liberté de ses trois complices, moyennant une forte somme d’argent. Ce qu’Amadou Diallo ne savait pas, c’est qu’un policier de la trame de l’Epervier du Mandé n’est pas à corrompre.

L’Epervier lui a donc demandé de lui donner du temps pour réfléchir tout en promettant de le rappeler dans les heures qui suivaient. Or c’était tout juste pour mettre son dispositif en place. Quelques heures plus tard, il rappela le malfrat pour … négocier.

Cette longue conversation durera une éternité, le temps pour que l’opérateur de la téléphonie mobile de localiser l’appel. Au finish, Amadou Diallo, qui avait laissé entendre au policier qu’il se trouvait à Bamako, téléphonait plutôt à partir de Sikasso.

L’Epervier du Mandé organisa, tout de suite, une descente sur Sikasso. Aussi, dans cette même nuit de mardi 3 juin, aux environs de 22 heures, le super flic, accompagné de quatre de ses meilleurs éléments, dont une policière, ont-ils débarqué à Sikasso.

Ayant déjà localisé la piaule du malfrat pendant sa première descente à Sikasso, le super flic mit deux policiers en fraction, avec pour mission de mener une surveillance discrète des lieux.

Le mercredi, vers les coups de 11 heures, un individu d’un certain âge, répondant au nom de Fousseyni entra dans la maison. Il fut aussitôt interpellé par les policiers mais refusa de coopérer.

Quelques heures plus tard, un autre individu se pointa. Il fut à son tour interpellé. C’était le mécanicien du malfrat qui, selon l’Epervier du Mandé, n’a pratiquement rien à voir dans cette affaire. Grâce à la coopération de ce dernier, l’Epervier du Mandé et ses hommes purent se rendre jusqu’au repaire d’Amadou Diallo qui se trouve à cinquante kilomètres dans la brousse, quelque part vers la frontière du Burkina Faso.

Mais comme les malfrats ont cette faculté de sentir le danger à distance, cela trouvait que, Amadou Diallo avait déjà déguerpi des lieux, une heure auparavant. L’Epervier du Mandé interpella le petit berger, Amadou Sidibé, qu’il a trouvé sur place. Sur le chemin de retour, il réussit à mettre la main sur un autre suspect, un certain Ibrahima Bara Sow.

Au cours de ses investigations, l’Epervier du Mandé, grâce aux aveux du jeune berger, a fini par découvrir que les personnes interpellées font partie du gang des coupeurs de route.

Pierre Fo’o MEDJO

À propos du vol mystérieux de centaines de millions de cfa de la bceao

«Il n’y a pas eu vol d’argent» selon l’Agence de Bamako

Suite à la publication d’une information dans L’Indépendant n°1967 du 29 mai 2008 intitulée «Vol mystérieux entre Abidjan et Dakar : la BCEAO perd des centaines de millions de FCFA dans un vol d’Air Ivoire», nous avons reçu de la représentation à Bamako de la compagnie ivoirienne une mise au point, documents à l’appui. On y retient qu’il n’y a pas eu de vol d’argent et que toute l’affaire est partie de la découverte, après l’atterrissage du vol 842 de Air Ivoire, sur le tarmac de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor d’une caisse endommagée qui contenait l’argent de la BCEAO.

La caisse, d’apparence fragile, était partiellement enfoncée dans un coin et les liasses de billets de banque étaient visibles. Senegal Handling Services (SHS) qui a assuré le traitement au sol du vol, a effectivement attesté qu’à l’arrivée de l’avion, la soute avant de l’appareil a été ouverte sur le flanc en présence des responsables de la BCEAO, des agents de la sécurité (gendarmerie) et du transitaire. Il a été aussi procédé à une contre-pesée au niveau d’Air France Fret.

Au niveau de la direction de la BCEAO, un autre constat contradictoire a eu lieu en présence de tous les responsables de ladite banque. Après ouverture et vérification du contenu de la caisse endommagée faisant partie des huit colis reçus, aucun manquant n’a été constaté, atteste Senegal Handling Services.

Rappelons que l’information livrée par L’Indépendant est tirée du bulletin n°1144 daté du 28 mai 2008 de l’AMAP et porte la signature de cette agence.

Indépendant

du 12 Juin 2008