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En prélude à la Journée mondiale de la lutte contre l’excision, le Programme national de lutte contre la pratique de l’excision a organisé mardi, dans la salle de conférences du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, un point de presse sur le rôle des médias dans la lutte contre cette pratique néfaste.

« Le rôle de la presse est incontestable dans la lutte contre cette pratique. À travers vos reportages et enquêtes, les populations peuvent changer de comportement« , a assuré le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Maïga Sina Demba, en invitant les hommes de presse à rallier cette cause.

Les confrères ont soulevé des inquiétudes quant à l’efficacité des techniques utilisées par le Programme national de lutte contre la pratique de l’excision. De l’avis de certains confrères, la stratégie IEC (Information, éducation et communication), a atteint ses limites. Le temps peut être venu, suggèrent-ils, d’expérimenter d’autres stratégies de communication et des lois plus répressives pour dissuader notamment ceux qui viennent d’ailleurs pour exciser leurs filles sous nos cieux.

Les journalistes ont ensuite souligné la pléthore d’association et ONG théoriquement engagées dans la lutte contre la pratique de l’excision et surtout l’absence de résultats probants de ces structures.

La directrice du programme national, Mme Kéïta Josephine Traoré, a reconnu cette pléthore mais déploré la modicité de leurs moyens de lutte et surtout insisté sur la nécessité d’accentuer la sensibilisation pour changer les mentalités.

Mme Maïga Sina Demba a annoncé le lancement prochain d’une enquête nationale sur l’excision dans notre pays afin de mesurer l’impact du phénomène dans notre société.

Doussou Djiré – L’Essor

Source Photo: www.fpjq.org

07 Février 2008.