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Après avoir ratifié l’ensemble des conventions internationales et régionales relatives à la promotion de la femme et de l’enfant, le Mali a présenté ses rapports aux différents comités chargés du suivi des dites conventions (le comité droits de l’enfant et le comité de la CEDEF, Protocole de Maputo, résolution de la 51e session du CNS…).

Les recommandations faites à l’occasion de ces rapports sont naturellement rédigées dans un style de droit qui n’est accessible qu’aux techniciens.
Dans le souci de leur vulgarisation, le Programme national de lutte contre la pratique de l’excision (PNLE) sur financement de l’UNICEF et avec le concours d’un expert en communication a élaboré le présent outil de plaidoyer, «recueil en langage simplifié» accessible au public en général et aux décideurs en particulier.

Cet atelier qui se tiendra les 12 et 13 novembre, dans la salle de conférence du Centre national de documentation et d’information de la femme et de l’enfant (CNDIFE) aura pour objectif général, d’amener la population à s’approprier du contenu de tous les textes afférents la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) et à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) à travers l’élaboration du recueil.

Il a regroupé les services techniques, les associations, les ONG et les partenaires techniques et financiers. Y ont pris part également Mme Kéïta Joséphine Traoré, du PNLE et Mme Sangaré Aminata Diébo de l’UNICEF.

L’excision, ou les mutilations génitales féminines, est encore pratiquée à grande échelle sur le continent africain et touche environ 130 millions de femmes et d’enfants avec des conséquences physiques et psychologiques graves et irrémédiables, comme l’a souligné Mme Kéïta Joséphine Traoré.
Selon elle, le Mali demeure l’un des pays africains où cette pratique est encore quasiment systématique.

En dépit des efforts du gouvernement, environ 85% de la population féminine malienne continue d’être soumise à cette pratique ancestrale. Ce qui fait que les campagnes se heurtent à des obstacles, et pesanteurs socioculturelles.

Une telle situation est à l’origine de la préférence marquée par les autorités pour un renforcement de la sensibilisation.

Bandiougou DIABATE Stagiaire

13 Novembre 2008