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Dans le cadre de la vulgarisation de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), le Collectif des femmes députées et l’Association Groupe d’Action pour l’Epanouissement de la Femme, de l’Enfant et la Protection de l’Environnement, en collaboration avec la mairie de la Commune IV du District de Bamako a organisé le vendredi 16 mars 2006 une conférence-débats dans la cour de la mairie de la Commune IV. La rencontre était co-présidée par M. Issa Guindo, maire de la Commune IV ; Mme Sangaré Oumou Ba, députée élue en Commune II du District de Bamako et Mme Aminata Fabou Traoré, Coordinatrice du PAREHF2.

Cette rencontre se tient au lendemain de la célébration du 8 mars, journée dédiée à la femme à travers le monde. Elle entre également dans l’exécution du Projet d’Appui au Renforcement de l’Equité Homme-Femme (PAREHF).

L’ENGAGEMENT DE LA MAIRIE DE LA COMMUNE IV

Dans ses mots de bienvenue aux participants et participantes à cette conférence-débats, le maire de la Commune IV, M. Issa Guindo a rappelé l’engagement de sa commune dans le combat pour la promotion et la protection des droits de la femme.

Cet engagement se traduit par l’élection de douze femmes conseillères au sein de l’équipe communale. Cela démontre que l’homme et la femme sont complémentaires. Au sein de l’équipe communale que j’ai la chance de présider, la collaboration homme/femme n’a rencontré aucune difficulté insurmontable”, a affirmé M. Issa Guindo.

Le maire de la Commune IV a émis le voeu qu’il y ait beaucoup de femmes députées à la prochaine législature.

EQUITE HOMME/FEMME : UNE VOLONTE POLITIQUE

La finalité recherchée par la promotion du genre est l’épanouissement de la femme. C’est en cela que “l’initiative d’un tel projet est à saluer car, les objectifs s’inscrivent parfaitement dans le cadre des préoccupations majeures du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) puisqu’ils visent la promotion et la protection des droits des femmes pour l’équité/égalité de genre en vue d’un développement humain durable”, a déclaré la Coordinatrice du PAREHF, Mme Aminata Fabou Traoré.

En s’engageant dans la lutte contre toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme par la vulgarisation et la diffusion des textes auprès des populations à la base, notamment les femmes elles-mêmes, la mairie de la Commune IV fait du coup une oeuvre utile et rejoint le Collectif des femmes députées et le Groupe d’Action pour l’Epanouissement de la Femme, de l’Enfant et la Protection de l’Environnement (GAEFEPE).

LES FEMMES POUR UN SUIVI DE L’APPLICATION DES TEXTES

Le Mali a ratifié toutes les conventions et textes internationaux relatifs aux droits des femmes. C’est le cas pour la CEDEF, la CDE ou encore le protocole additionnel à la Charte africaine relatif aux droits des femmes dit protocole de Maputo. Ces instruments juridiques stipulent l’égalité de tous les citoyens devant la loi sans aucune distinction de race, de religion, ni de sexe.

Si la ratification des textes et leur application sont du ressort du gouvernement, le suvi de l’application des textes doit être l’affaire des femmes. “Malgré ces dispositions juridiques et législatives, malgré les réalités et les transformations sociales, l’émancipation des femmes et des enfants est confrontée, voire freinée par la non-application des lois et par des difficultés d’application dues à la non harmonisation des textes, phénomène qui place les femmes et les enfants en principales victimes de cette situation”, a martelé la Coordinatrice du PAREHF.

Après ces interventions du maire de la Commune IV, de Mme Sangaré Oumou Ba, députée élue en Commune II et la Coordinatrice du PAREHF, la parole fut donnée aux femmes elles-mêmes qui, pour témoigner des sévices qu’elles ont subies ou pour raconter leurs expériences heureuses ou malheureuses.

Daba Balla KEITA

19 mars 2007.