Partager

Lors d’un point de presse, le directeur du CNLCP, Fakaba Diakité, s’est voulu rassurant : «J’ai constaté une bonne physionomie de la campagne agricole. L’aspect végétatif est satisfaisant. … Nous n’avons pas constaté la présence de criquet pèlerin». En fait de visite, les responsables du CNLCP, en compagnie du ministère de l’agriculture, ont visité les régions de Koulikoro et la périphérie du district de Bamako pour suivre l’évolution de la campagne agricole 2010-2011. Ces zones visitées «sont des zones d’invasion, reconnaît le directeur du CNLCP.

Il est difficile de voir des criquets dans ces zones». La zone de prédilection de ces insectes nuisibles pour les cultures, son habitat traditionnel, ce sont les régions du nord du pays notamment Kidal Gao Tombouctou. Et les prochaines visites programmées à la fin de ce mois d’août dans ces régions permettront d’en avoir le cœur net. «Pour le moment, il n’y a pas de signalisation. La situation est relativement calme.

La plupart des oueds ont coulé», a fait savoir Fakaba Diakité. Créé en décembre 2006 pour coordonner la surveillance et la lutte antiacridienne, le CNLCP œuvre, depuis 2007, pour avoir un dispositif très opérationnel permanent. Le centre a mis en place des brigades de veille composées de paysans dans toutes les régions du pays. Il apporte un appui à l’office de protection des végétaux et la direction nationale de l’agriculture. Une base d’intervention à Gao et des points d’appui à Kidal, Aguel Hoc et Yélimané ont été institués. La base d’intervention est chargée de la surveillance et du contrôle des foyers de grégarisation alors que les points d’appui constituent des lieux de stockages et de conservation des produits et équipements de traitement. «Nous avons beaucoup travaillé pour la remontée de l’information», a souligné le directeur.

Le criquet pèlerin se présente sous deux aspects : l’aspect solitaire où il est inoffensif et l’aspect grégaire qui est dangereux pour les cultures.

Un plan d’action qui prévoit de mobiliser les équipes de prospection a été élaboré. Le centre songe à la mise en place d’un cahier de charge environnemental. Les moyens de prévention et de lutte ont largement évolué, précise Fakaba Diakité.

Seydou Coulibaly

24 aout 2010