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La salle de rencontre du Grand Hôtel de Bamako a servi de cadre à l’ouverture de l’atelier de formation des formateurs en Traité sur le Commerce des Armes (TCA) organisé par le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest (Rasalao) en collaboration avec la commission nationale des armes légères du Mali.

Cet atelier de deux jours a vu la participation de plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, entre autres le Libéria, le Togo, le Burkina Faso, le Ghana, la Gambie, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, la Sierra Léone, le Cap-Vert, le Bénin, le Niger, le Sénégal et le Mali.

LES OBJECTIFS

Ce n’est pas à cause des beaux sites touristiques de notre pays que tous ces pays ont délégué des gens pour participer à cet atelier de formation sur les principes clés et l’historique du traité sur le commerce des armes, mais pour la campagne pour le contrôle de armes en Afrique de l’Ouest, mettre en place des stratégies de mobilisation et de campagne pour le traité sur le commerce des armes en Afrique de l’Ouest.

C’est aussi à cause de l’intérêt particulier que tous ces Etats ont pour la sauvegarde de la paix dans la sous-région car, la circulation illicite des armes dans les pays ne peut que favoriser l’installation de foyers de conflits. Selon eux, un traité sur le commerce est réalisable. Il s’appuiera sur une vaste gamme d’accords sur le contrôle des transferts internationaux ainsi que sur des documents qui existent aux niveaux sous-régional, multilatéral et international.

Le plus récent d’entre eux est la convention 2006 de la CEDEAO qui fixe une norme élevée au niveau régional pour ce qui concerne la réglementation des transferts d’armes internationaux. En dépit de ces accords et documents, de nombreuses insuffisances restent à combler dans le contrôle international du commerce des armes. Il existe également une variabilité dans la mise en application de ces divers accords.

Etant donné le caractère international du système, complet et transparent, tous les Etats pourront adhérer afin de contrôler les mouvements transfrontaliers de toutes les armes classiques ainsi que des équipements qui sont associés. A l’ouverture de cet atelier, on pouvait lire sur les banderoles “La société civile et les médias doivent soutenir la campagne sur le traité sur le commerce des armes”.

LE COLONEL SIRAKORO SANGARE

Présidée par le Général Anatole Sangaré, Secrétaire Général du ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, elle a démarré par l’intervention du Colonel Sirakoro Sangaré, président de la commission nationale sur les armes légères qui a dit : “Je voudrais vous souhaiter à tous la bienvenue au Mali pour participer à cet atelier malgré vos différentes occupations et la distance qui sépare Bamako de votre pays. Je voudrais aussi remercier l’Oxfam, Grande-Bretagne pour son soutien à l’organisation de cet atelier”.

Par la suite, les représentants de Oxfam, de Wansa (West Africa, Action NetWork on Small Arms), ECOSAP ont fait des interventions.

QUELQUES IMPRESSIONS

Quant au représentant de la CEDEAO, il dira : “C’est un immense plaisir pour moi de prendre la parole ici dans le cadre de la lutte contre la prolifération des armes légères et la promotion de la paix dans la sous-région. La ratification de ce traité par nos différents Etats est un grand pas dans le cadre de l’atteinte de ces objectifs”.

L’Honorable Abdou Sidibé, président de la commission défense de l’Assemblée Nationale n’a pas manqué d’exprimer l’intérêt qu’il porte à l’atelier. Ensuite, le Secrétaire Général Anatole Sangaré s’exprimé par ses mots : “C’est un immense honneur pour moi de présider cet atelier dont l’objectif est très pertinent dans la lutte contre les conflits en Afrique. Je vous demande de réfléchir et de dégager des points essentiels qui nous permettront de relever ce défi. En souhaitant bon courage au nom du ministre, je déclare ouverts les travaux de cet atelier sur le traité sur le commerce des armes”, a-t-il dit.

Moussa KONDO (Stagiaire)

10 mars 2008.