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Sur convocation de la cellule sectorielle de lutte contre le sida du Ministère de la santé, une réunion des structures impliquées dans la lutte contre le Vih/Sida s’est tenue à l’Hôtel Salam de Bamako le 22 mai 2013, sur la dissémination des résultats de l’étude sur les soins de base des Personnes vivant avec le Vih/Sida (PVVIH) et des données CDV (Centres de dépistage volontaires) 2012 des centres « l’Eveil ».

L’atelier présidé par le coordinateur de la cellule sectorielle de lutte contre le Vih/Sida du ministère de la santé, Dr Aliou Sylla, qui a avait à ses côtés Mme Diallo Rodio (représentante résidente PSI/Mali), et Clint Trout, représentant de l’Usaid, a regroupé 70 partenaires impliqués dans la lutte contre le Sida. L’objectif général était de partager avec les partenaires intéressés les résultats de l’étude sur les soins de base des personnes vivant avec le Vih au cours de l’année 2012.

De façon spécifique, il s’agit d’avoir une base d’information sur les Pvvih dans le cadre du sous contrat avec ARCAD SIDA (Association de recherche, de communication et d’accompagnement à domicile des personnes vivant avec le Viha/Sida) pour mieux comprendre leurs comportement afin de leur adresser des actions de prévention combinée; partager avec l’ensemble des acteurs de la lutte contre le Vih les données Cdv 2012 des centres «l’Eveil». Car selon les initiateurs, depuis quelques années au Mali, des avancées remarquables sont réalisées dans le domaine de la lutte contre le Vih par rapport à l’accessibilité aux services de prévention, de traitement, de soins et de soutien grâce aux efforts de la partie nationale (gouvernement, Ong, association et acteurs du secteur privé) et ceux des Partenaires techniques et financiers. Les recherches ont été menées et financées d’une part, par l’Usaid, KFW et PSI (Population services international), et d’autre part, par Arcad-Sida Mali, Usaid. Dans le rapport d’analyse des données du réseau des centres «l’Eveil» de 2012, il ressort que les Cdv ont connu une faible fréquentation par rapport à 2011, presque la moitié de la fréquentation de l’année 2010.

D’où la nécessité de créer un cadre de concertation avec les structures de références pour résorber le problème du refus de la référence par les clients testés positifs au VIH, de chercher à toucher davantage les groupes à risque par les activités VCT mobile, maintenir les campagnes de communication périodique encourageant le dépistage volontaire anonyme sur les masses médias. Concernant le rapport d’étude quantitative sur les soins des bases des Pvvih au Mali, les résultats montrent entre autres que les Pvvih de sexe féminin sont relativement plus jeunes que ceux de sexe masculin (46,3% contre 73,96%), que 39% des Pvvih sont de sexe féminin contre 4,1% des hommes, que le niveau d’instruction des Pvvih est faible, soit 53% selon l’échantillon. L’étude a montré aussi que le paludisme est une maladie assez récurrente chez les Pvvih. 41,3% ont eu un épisode de paludisme au cours des trois derniers mois précédents le passage des enquêteurs. Après les exposés sur les deux recherches, ce fut la série de questions par l’assistance aux exposants. Des inquiétudes qui ont été répondues par les présentateurs.

Hadama B. Fofana

Le Républicain du 23 Mai 2013