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Entrée en territoire malien par la région de Kayes, plus précisément à Diboli, la caravane sera à Bamako demain, mercredi 16 novembre, avant de continuer sa route vers Ségou, le 17 et Sikasso, le 18 novembre 2005.

Au menu de l’étape bamakoise, une session de formation de 50 leaders religieux maliens de confession musulmane, catholique et protestante, qui se déroulera dans la matinée.

Le point culminant de ses activités sera le périple qu’elle accomplira dans notre capitale, afin de toucher le plus grand nombre de personnes, à travers une mini-caravane qui partira du Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba pour se rendre au siège de l’AMAS – Afas, tout près du Stade Omnisport Modibo Kéïta.

La caravane passera par le Commissariat du 4ème arrondissement de Badalabougou et la SEMA Gexco, avant d’emprunter le Pont Fahd pour se diriger vers la Tour de la Paix, la Primature, l’Eglise Protestante, la Cathédrale et la Grande Mosquée.

Afin d’informer au mieux les populations sur cette initiative fort louable, les responsable de l’aile malienne de l’Alliance des religieux ont animé, le 10 octobre dernier, une conférence de presse dans les locaux de la Maison de la Presse, à Dar Salam.

Les conférenciers étaient le Pr Thierno Hady Thiam, représentant les leaders musulmans, le Pasteur Daniel Tangara, pour la communauté protestante et Urbain Sangaré, au nom des catholiques de notre pays.

Ils étaient accompagnés des représentants de leurs partenaires privilégiés dans ce combat, le Haut Conseil National de Lutte contre le Sida et l’USAID, à travers le programme Policy Project.

Il ressort des interventions de ces trois notabilités religieuses que, selon leur compréhension du phénomène, la propagation de la pandémie du SIDA sur notre continent est principalement due à des changements de comportement de nos populations, à la pauvreté et à l’ignorance des modes de transmission de celles-ci, à la perte de nos repères socioculturels qui s’est faite jour depuis plus d’une vingtaine d’années et à l’affaiblissement de l’autorité parentale, familiale et scolaire.

Les trois orateurs conviendront aussi que leur foi a une position claire et précise par rapport à l’utilisation du préservatif, qui n’est autorisé qu’entre conjoints légitimes, afin d’éviter que l’un des époux, infecté, ne puisse contaminer l’autre.

Les leaders religieux ont souhaité mettre l’accent sur le rôle de la religion dans la lutte contre la stigmatisation et la discrimination envers les personnes affectées ou infectées, en rappelant au fidèles que le SIDA était une maladie comme une autre et que les prescription religieuses commandaient aux croyants d’entourer les malades et de faire preuve de compassion et d’humanité envers eux.

En effet, l’union est nécessaire pour sauver notre pays de la pandémie et de ses conséquences sur notre population car, comme l’a déclaré le Pr Thiam,  » le plus grand fléau qui menace aujourd’hui le Mali, c’est le SIDA « .
Le Pasteur Tangara a renchéri en affirmant que  » quand les confessions religieuses se donnent la main pour soutenir la même cause, Dieu les appuie « .

Quant à Urbain Sangaré, tout en demandant au Tout Puissant de nous aider afin que le Mali soit un exemple, une référence, dans ce type d’action de masse, il a conclut en soulignant que cette symbiose entre les représentants de toute les confessions dans la lutte contre le SIDA était déjà une réussite, dans la mesure où elle avait permis aux différents membres de l’alliance de se connaître, de s’estimer et de collaborer franchement afin de donner toutes les chances de réussite à l’étape malienne de la Caravane transfrontalière.

Ramata DIAOURE

15 novembre 2005.