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Depuis le début du mois de juillet dernier, des spots sur le plaidoyer pour renforcer la lutte contre le paludisme au Mali passent régulièrement à la télévision nationale. Ces microprogrammes réalisés par le projet Les VOIX du Mali avec des artistes-musiciens de la place comme Abdoulaye Diabaté, Habib Koité, Salif Keita, Adja Soumano et Bassekou Kouyaté continueront de passer sur les écrans jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Ainsi donc, pendant quatre mois, ces messages d’appel à l’accessibilité et à la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide dans toutes les aires de santé du Mali d’une part et d’autre part la disponibilité des CTA (Combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine) et l’application effective de leur gratuité pour les enfants de moins de 5 ans passeront à la télévision en français et en bambara.

Il s’agit d’inciter les autorités politiques et administratives du Mali à pousser davantage les actions et les initiatives pour accentuer les efforts déjà déployés afin d’assurer à tous les Maliens de façon générale et aux enfants et femmes enceintes particulièrement une protection efficace et durable contre le paludisme qui fait chaque année au Mali 105.000 décès sur une moyenne de 900.000 cas enregistrés sur l’ensemble du territoire national (selon la Direction nationale de la Santé).

Outre les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq qui sont naturellement vulnérables au paludisme et pour lesquels la gratuité des CTA et des Moustiquaires imprégnées d’insecticide est assurée, la démarche du projet Les VOIX du Mali consiste à pousser les autorités maliennes à rendre plus accessibles les Moustiquaires et les CTA aux autres couches de la population.

Car malgré l’exonération des droits et taxes sur l’importation des moustiquaires imprégnées d’insecticide et les produits dérivés, les prix de ces moustiquaires restent toujours élevés pour le commun des Maliens. « Les VOIX du Mali » veut arriver, en effet, à l’objectif « Un lit, Une Moustiquaire » pour tous les Maliens. Pour cela, les prix doivent être à portée de main.

Cette vaste campagne de plaidoyer contre le paludisme répond du souci très fort de préserver des vies humaines surtout en cette période d’hivernage où le taux de prévalence du paludisme est particulièrement élevé.

Pour que l’hivernage, traditionnellement source d’espoir et de bonheur ne se transforme en cauchemar et désespoir avec son corollaire de maladie, de privation d’activités champêtres et même de décès, cette campagne est menée pour créer le réflexe quant à l’utilisation des moustiquaires ou en cas de survenue du paludisme le réflexe de se référer au centre de santé le plus proche pour éviter des complications souvent fatales notamment pour les couches les plus vulnérables.

L’atteinte de ces objectifs permet, avec la grâce divine qui accorde une bonne pluviométrie, de lutter contre la pauvreté. Car, un paysan malade ne pourra jamais profiter de l’hivernage pour cultiver et récolter. A travers lui, malade et couché, c’est tout le pays qui souffre d’un manque à gagner sur le plan des récoltes.


Sources :
Les VOIX du Mali