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Il y a deux ans, les dirigeants du G8 – le groupe des huit pays les plus industrialisés de la planète – à savoir le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la Russie, le Royaume uni et les Etats-Unis d’Amérique, réunis lors d’un sommet à Gleneagles, en Ecosse, ont promis aux pays en voie de développement, notamment l’Afrique, un secours sans précédent, particulièrement dans la lutte contre le paludisme.

En dépit d’une augmentation du financement de la lutte contre le paludisme, plus d’un million de personnes, surtout des enfants, continuent de mourir chaque année particulièrement en Afrique Subsaharienne de cette maladie qui peut être prévenue et même traitée efficacement.

MAMA Africa (Mobiliser contre la Malaria en Afrique) – un mouvement nouvellement mis en place, et qui mobilise contre le paludisme à travers l’Afrique – lance ainsi un appel aux dirigeants du G8 qui se réunissent du 6 au 8 Juin en sommet à Heiligendamm, en Allemagne, à prendre des actions concrètes pour aider à arrêter les décès inutiles dus au paludisme.

MAMA Africa, qui est un réseau des ONG contre le paludisme d’Ethiopie, du Cameroun, du Ghana, du Mali, du Kenya, du Mozambique, de l’Ouganda, de la Tanzanie et de la Zambie, .déclare que le financement seul ne suffit plus pour gagner la bataille déjà engagé contre le paludisme.

« En dépit des ressources accrues des programmes de paludisme, l’accès de la communauté aux outils de prévention et aux services de traitement continue d’être inadéquat », a souligné la chanteuse sud-africaine Yvonne Chaka Chaka, présidente et fondatrice de Princess of Africa foundation (princesse de la fondation d’Afrique ), soutenant le mouvement MAMA Africa.

Alors que les principaux donateurs internationaux ont accru le financement pour l’acquisition des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée et des médicaments, ces ressources vitales n’arrivent pas toujours à atteindre les communautés pauvres et marginalisées qui en ont le plus besoin, à cause des systèmes de livraison inefficaces et du manque de ressources humaines adéquat au niveau local.

Si le financement du paludisme est alloué de façon appropriée, pour inclure la formation au niveau du pays et le renforcement des capacités, le mouvement MAMA Africa croit que les échecs actuels de la chaîne d’approvisionnement peuvent être prévenus et que beaucoup de vies seront sauvées.

Les ressources doivent aussi être adaptées aux besoins actuels des communautés africaines tels que l’éducation des travailleurs sociaux et des agents de santé dans les campagnes, la formation à l’usage des moustiquaires et l’importance de chercher à temps le traitement et l’usage des médicaments appropriés.

« Le paludisme est un énorme fardeau mortel en Afrique, mais il peut être vaincu avec succès. Ensemble, nous demandons aux dirigeants de renouveler leur engagement à sauver des vies en Afrique en combattant le paludisme et en assurant que les ressources sont allouées de manière appropriée pour vaincre la maladie à tous les niveaux », a souligné Yvonne Chaka Chaka.


Sources : « Les VOIX du Mali »