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Dans le cadre de la mise en œuvre des soins prénatals avec «Huit-Contacts», la conseillère technique du ministre de la Santé et du Développement social, chargée de santé publique, Mme Coulibaly Youma Sall, a présidé, jeudi dernier à Kita, le lancement du Projet de recherche opérationnelle sur le traitement préventif intermittent du paludisme (TPI) au cours de la grossesse.

La cérémonie a enregistré la présence de l’investigateur principal du projet, Pr Ibrahim Teguété, du gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maïga, du représentant du maire de Kita, Djibril Touré et de nombreux invités.

L’investigateur principal du projet a fait la genèse du projet. Pour lui, c’est l’Expertise France qui a mis en compétition les institutions de recherche dans différents pays du Sahel en soumettant des projets de recherche de lutte contre le paludisme en général et de la mortalité maternelle et néonatale en particulier. Et d’ajouter que le Mali était représenté à travers un consortium d’institutions, constitué de la Société malienne de gynécologie et d’obstétrique, de l’Alliance malienne de lutte contre le paludisme et bien d’autres structures sanitaires.

Le Mali a été classé 3è lors de cette compétition. Le Pr Teguété a aussi précisé que le choix du premier test a Kita s’explique par le fait que la zone est la plus touchée par le fléau. Il a aussi souligné que le taux d’utilisation du traitement préventif intermittent à la sulfadoxine pyriméthamine pour prévenir le paludisme chez la femme enceinte sera accru d’au moins 40%à Kita, grâce à la mise en place du suivi prénatal qui passera de 4 à 8 contacts et soutenu par des stratégies de communication. Pour lui, les bons résultats de l’expérience du test de Kita pourraient être mis à échelle au niveau continental.

Le projet est financé par l’Expertise France avec le soutien technique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une durée de 3 ans à hauteur de 780.000 euro, soit un peu plus de 510 millions de Fcfa.

La représentante du ministre en charge de la Santé a remercié le partenaire financier pour l’initiative qui consiste à accorder des bourses pour la recherche et le développement aux systèmes de santé des pays francophones. Pour elle, ce projet vient à point nommé pour appuyer les actions du gouvernement pour lutter contre le paludisme sous toutes ses formes. Elle a rappelé que le paludisme est un problème de santé publique et espéré que le projet atteindra son objectif.

Pour sa part, le gouverneur de Kita s’est réjoui du choix porté sur sa région pour le lancement du projet. Et de souligner que la présence de la délégation montre à suffisance l’intérêt que les plus hautes autorités accordent à ce projet.

La représentante du ministre et sa délégation ont successivement visité le Centre de santé de référence (Csref) de Kita et le Centre de santé communautaire (Cscom) de Darsalam à Kita pour s’enquérir des difficultés, notamment jauger le plateau technique des deux centres. Elle a promis de rendre compte à qui de droit.

Amsatou Oumou TRAORÉ

Source: L’Essor