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A l’heure actuelle, le paludisme touche près de 100 pays dans le monde, et le Mali figure parmi ces 100 pays. Et si rien n’est fait d’urgence en matière de lutte ou de prévention contre la maladie, elle causera beaucoup de décès. Ce qui se répercutera sur le développement socio-économique du pays, à travers la perte de bras valides et l’absentéisme à l’école et au travail.

Ce sont les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans qui sont les plus exposés au paludisme. Ce qui fait que chaque année, 850 723 cas de paludisme sont enregistrés au niveau des formations sanitaires.

Mais ce chiffre est en deçà de la réalité, dans la mesure où le taux de fréquentation des formations sanitaires se situe seulement entre 25 et 30%. Et la majorité des cas de paludisme sont traités à domicile ou au niveau communautaire. Toute chose qui est déplorable quand on sait que partout au Mali, le paludisme représente la première cause de mortalité et de morbidité.

Signalons également que les femmes enceintes représentent environ 5% de la population, soit 554 675 femmes enceintes. Et les enfants de moins de 5 ans représentent 18% de la population, soit 1 996 829 enfants. Prémunir ces deux couches sociales du paludisme est donc plus que jamais nécessaire . C’est pou quoi la lutte contre le paludisme doit être l’affaire de tous.

Comment lutter contre le paludisme?

Il faut que tout le monde comprennent que le paludisme est une question d’environnement. C’est donc à travers l’assainissement de l’environnement, l’usage des moustiquaires imprégnées, et la pulvérisation intra-domiciliare qu’on pourra vaincre le fléau.

Mais cela ne pourrait se traduire dans la réalité que si, et seulement si les femmes et chefs de familles prennent à bras-le-corps la promotion de l’hygiène et de l’assainissement, et contribuent à la mise en ouvre de la politique nationale.

En la matière, il faut que toutes les femmes adoptent la culture de l’assainissement, en balayant non seulement l’intérieur et la cour de leus maisons, mais aussi leurs devantures, en éliminant toute eau stagnante devant les maisons.

Toujours dans le cadre de la prévention, sinon de la lutte contre le paludisme, il faut qu’après chaque nettoyage des chambres, les femmes pensent à ouvrir portes et fenêtres en vue d’en aérer l’intérieur.

En matière de lutte contre le paludisme, il est du devoir des chefs de famille de pratiquer la technique de pulvérisation intra et extra-domiciliaire qui, en s’ajoutant à l’usage des moustiquaires imprégnées, prouvera l’efficacité de la lutte contre le paludisme.

En ce qui concerne le curage des caniveaux, il doit y avoir un partenariat et une collaboration entre les mairies et les populations. Aussi, une forte implication des collectivités décentralisées, à travers les activités de partenariat, pourra contribuer à la mise en oeuvre d’une politique d’ensemble en vue d’éradiquer le paludisme.

Mariétou KONATE

30 Octobre 2008