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En fin de semaine dernière, le Ministre de l’enseignement Supérieur et de la recherche scientifique et son homologue de l’Éducation Nationale, respectivement, le Pr. Amadou Keita et Madame Dédeou Ousmane Sidibé, ont co-présidé à Ségou (dans l’enceinte de l’université de Ségou), la cérémonie d’ouverture d’une série de formations en faveur des responsables de l’Association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM). Il s’agit, à travers ces formations, d’inculquer chez les responsables de l’AEEM, la notion de bonne conduite afin qu’ils soient des exemples aux yeux de leurs camarades élèves et étudiants et aux yeux du pays. Y étaient présents à leurs côtés, les autorités coutumières, traditionnelles, administratives et universitaires de Ségou.

L’idée, indique la communication du département de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, est partie du triste constat de la recrudescence de la violence en milieu scolaire et universitaire. Lors d’un forum organisé en 2018 autour de la question, indique le communiqué, des recommandations pertinentes destinées à lutter contre la violence dans l’espace scolaire et universitaire ont été retenues. D’où, ajoute la note, des séries de formations à l’endroit des premiers responsables des élèves et étudiants du Mali afin de faire taire les armes au sein de l’université afin que les couteaux, les machettes donnent la place au bic, à la quête du savoir.

Pour le Pr. Amadou Kéita, l’organisation de cette formation a pour but de mieux outiller les membres de l’AEEM pour une meilleure appropriation de leur véritable rôle vis-à-vis des élèves et étudiants du Mali en tant qu’association. Pour terminer, il leur a demandé de faire en sorte que le Mali entier puisse être fier d’eux en faisant chacun le choix de l’excellence.

Le ministre de l’éducation nationale, Sidibé Dédeou Ousmane Sidibé, a invité les bénéficiaires de la formation à être attentifs et à suivre avec beaucoup d’intérêts les modules de formations qui leur seront destinés. « Je remercie le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour cette belle initiative ayant pour but de pacifier notre espace scolaire et universitaire », a-t-elle déclaré.

Siriman Niaré, secrétaire général du bureau de la coordination de l’AEEM, s’est dit ému de l’organisation de cette importante formation à leur endroit. Cela renforce la dynamique de paix, d’une université sans violence, déclenchée par son bureau depuis son installation il y a 6 mois. « Cela fait 6 mois que mon bureau a été mis en place et aucun cas de violence n’a été enregistré », a indiqué Siriman Niaré, avant de promettre que son bureau restera dans la même dynamique. Plusieurs thèmes seront débattus lors des différentes formations qui dureront cinq jours pour bannir la violence au sein de l’espace scolaire et universitaire. Parmi ceux-ci, l’on retient d’abord, « les feuilles de route pour la mise en œuvre des recommandations du Forum sur l’insécurité en milieu scolaire et universitaire et la charte du vivre ensemble » ; « les missions et le fonctionnement des administrations des institutions d’enseignement supérieur (IES) et leurs règlements intérieurs » ; « les missions et le fonctionnement des administrations scolaires et leurs règlements intérieurs » ; « Les œuvres sociales universitaires » ; « Les droits et les devoirs de l’AEEM en tant qu’association ». L’on note enfin, « le Rôle et la place des valeurs culturelles et sociétales pour une jeunesse responsable » ; « la citoyenneté, le civisme et le patriotisme » ; « le leadership des jeunes dans l’espace scolaire et universitaire » et « l’éthique et la déontologie ».

Hadama B. Fofana

Source: Le Républicain