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Le Centre Aoua Keïta, à servi de cadre d’échanges pour des associations, ONG et services oeuvrant dans le domaine de la lutte contre la pratique de l’exision au Mali. La rencontre était présidée par la présidente du réseau malien de lutte contre les mutilations génitales féminines en présence des représentants de plusieurs associations et ONG.

Le 19 juin est la journée de restitution des recommandations des concertations régionales sur l’abandon de la pratique de l’exision. Elle interpelle les décideurs politiques à adopter une loi interdisant la pratique de l’exision au Mali.


Un appel pour venir à bout de la pratique

Dans son discours d’ouverture , la présidente du conseil d’administration du réseau malien de lutte contre les mutiliation génitales feminines, Mme Bouaré Bintou Founé Samaké a rappelé que la lutte contre la pratique de l’excision a débuté depuis les premières années de l’indépendance du Mali et que beaucoup d’actions ont été menées par les associations, les ONG et le gouvernement pour amener les populations à changer de comportement.

Cependant, malgré toutes ces actions, la pratiques existes à 85% d’une manière générale selon les statistiques de EDS IV, donc un constat amer. A travers son intervention Mme Bintou Founé Samaké a lancé un appel à toutes les bonnes volonté qui optent pour la lutte contre la pratique de l’excision. Il s’agit des partenaires au développement, du gouvernement, et de la société civile à inscrire l’abandon de la pratique de l’excision dans leurs priorités

‘’Il est impérieux et urgent d’apporter notre soutien à ces personnes (filles et femmes) en danger en allant dans le sens de la prise d’une loi interdisant cette pratique. En cela nos consciences seront libérées. Les femmes et les enfants qui souffrent dans leur âme et leur chair retrouveront la paix, la santé morale et physique », a-t-elle souhaité.

Cette intervention a été suivie par un plaidoyer sur la problématique actuelle de l’excision au Mali. Ce phénomène est de nos jours présent à 85% et la région de Ségou a le taux de prévalence le plus élevé du pays. Un rapport qui manque de détails spécifiques de toutes les régions du pays.

Face à cette situation, compte tenu du long combat de ces acteurs engagés et en se référant au taux d’abandon qui n’est que de 15%, les acteurs ont fait des concertations portant sur les cadres administratifs et locaux dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti) afin de produire des recommandations de lutte et de stratégies d’actions.

Ces recommandations ont porté sur la création d’un cadre de concertations communal, l’élaboration des conventions communautaire, et la création des fora à travers le pays. Le dernier volet de cette journée portait sur présentation de la synthèse des propositions de loi des ONG et associations.

Tous ont opté, pour l’adoption d’une loi portant l’abolition de la pratique de l’excision au Mali.

Ousmane BERTHE (Stagiaire)

23 Juin 2008