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Ainsi, pour introduire, Sékou Yara a rappelé que chaque jour, ils sont victimes de toutes sortes d’insultes de la part des gens alors qu’ils ont un contrat avec les producteurs.

Selon lui, le jeudi dernier vers 8 heures 30mn des agents de sécurité accompagnés des artistes comme Adama Yalomba sont descendus au marché Dabanani pour la saisie des cassettes pirates.

A leur grande surprise, a-t-il dit, ils ont été chassés de leurs boutiques qui ont été pillées.

A en croire M. Yara ces agents ont pris tout ce qui était dans les boutiques : des cassettes avec ou sans sticker des radios cassettes. Et ont précisé que leurs caisses ont été cassées.

Selon leurs estimations avant de faire le total, ils ont perdu environ 400 millions; en plus du franc cfa, ils avaient dans leurs caisses de l’argent en dollars et en euros.

Il a ajouté que même les petites caisses (boîtes de tomate concentrée) des petits revendeurs de cassette ont été prises.

Issa Gamby, fournisseur qui a son représentant à Dubai, a rappelé que ce que la population considère comme cassette pirate ne l’est pas, en principe, car ils ont signé des contrats avec des producteurs pour 5 ans.

Il a même donné l’exemple de MBD production. Dans lequel contrat le producteur cède au licencié pour la durée du contrat le droit exclusif et la licence exclusive d’uiliser les enregistrements de son catalogue musical complet (présent et futur) pour la fabrication, l’importation, l’approvisionnement, la distribution et la vente dans le territoire contractuel de cassettes audio et de Compact Discs.

Et cela trois mois à compter de la date de sortie du nouvel enregistrement. Ainsi la responsabilité du paiement des droits d’auteurs/droits mécaniques incombe aux importateurs et aux revendeurs dans le territoire couvert par cette licence.

Pour Babourou Cissé c’est là que tous les problèmes surviennent et il semble que les artistes ne sont pas bien informés. On a tout fait pour payer le droit d’auteur au niveau du bureau malien des droits d’auteur mais on n’a pas trouvé de réponse, ont-ils dit.

Parce que tout simplement ils veulent nous décourager au profit de ceux qui sont au niveau du pays. Pour preuve, on a importé 10.000 cassettes de Dubaï qui ont fait 6 mois au niveau du bureau malien des droits d’auteur pour seulement mettre les stickers alors que si mali K7 ou Seydoni amène 100.000 cassettes cela est vite fait.

Et nous sommes des commerçants, nous allons où on peut gagner plus. Quand on fabrique à Dubaï une cassette audio nous revient environ à 400Fcfa alors qu’au niveau du pays cette cassette peut coûter 600Fcfa. Ce qu’on ne comprend pas, c’est que le bureau malien des droits d’auteurs est au courant de ces contrats : pourquoi est-ce qu’on nous empêche de travailler et qu’on nous accuse ?

Ainsi il a précisé : <<Une chose est sûre, on ne va jamais laisser ce métier. Et on va reclamer nos
droits
>>

Avant d’ajouter que pour ce qui est du “pillage” de leurs boutiques, ils vont saisir la justice pour situer les responsabilités.

Dado CAMARA

20 juin 2005