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C’était au cours d’une réunion de consultation avec les partenaires techniques et financiers du Mali présidée par le Premier minsitre Ousmane Issoufi Maïga en présence des ministres de l’Agriculture Seydou Traoré et de l’Elevage et de la Pêche Ibrahim Oumar Touré.

2006-2010, c’est la première phase quinquennale de ce nouveau Programme de Sécurité Alimentaire élaborée par le Commissariat à la sécurité alimentaire. D’un coût global de cent quatorze milliards (114.000.000.000) de Fcfa, ce nouveau Programme s’articule autour de huit sous-programmes. Il a pour objectif global d’accroître la sécurité alimentaire au niveau national et à l’échelon des ménages.

Dans ses différentes composantes, le Programme vise à accroître la production végétale et animale ; à améliorer les systèmes de stockages de céréales au niveau villageois, à accroître la disponibilité des denrées alimentaires d’origine animale et végétale ; à intensifier et diversifier les activités des producteurs ruraux surtout celles des femmes ; à améliorer la commercialisation et la transformation des productions agricoles ; à favoriser la protection de l’environnement, la conservation des ressources naturelles par l’adoption de nouvelles techniques et à renforcer les capacités des producteurs et de leurs structures d’appui et contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel des populations.

On se rappelle que le gouvernement du Mali, avec l’appui de la FAO, avait élaboré et mis en oeuvre le programme spécial pour la sécurité alimentaire PSSA de 1998 à 2005. C’est donc en vue de démontrer la validité technique, économique et environnementale des améliorations de ce programme dont les résultats ont été probants que le gouvernement, avec l’appui de la FAO, a initié la formulation de ce programme d’extension et d’expansion conformément au Programme d’activité des ministères et du Commissariat à la sécurité alimentaire 2004-2007.

Ce programme national arrive à un moment où le contexte général est marqué au plan politique et social au Mali par une situation politique apaisée, une stabilité des institutions, une décentralisation effective, une plus forte responsabilisation des populations et au plan économique par une croissance en légère baisse en raison de la mauvaise campagne agricole et de la chute des prix du coton et une sécurité alimentaire fragile fortement tributaire des aléas climatiques et du contexte socio-économique et politique sous-régional.

Le Programme national de sécurité alimentaire recherche une cohérence d’une part avec les cadres stratégiques et politiques nationales et d’autre part avec les engagements du Mali dans les politiques et stratégies de sécurité alimentaires aux plans sous-régional et international notamment dans le cadre de l’UEMOA, du CILSS de la CEN-SAD, de la CEDEAO, de l’UA, du NEPAD et de l’ONU ainsi que la mise en oeuvre d’un processus participatif de formulation articulé sur le mobilisation des cadres des départements ministériels concernés et des personnes ressources et la tenue d’un atelier national de validation ainsi que sur l’indentification d’activités d’urgence à court terme en vue de répondre aux besoins des populations prioritairement dans les 160 communes.

Le suivi évaluation de ce programme est piloté par la structure en charge de la sécurité alimentaire avec des mesures de soutien qui porteront principalement sur la poursuite par l’Etat d’une politique d’investissement (mise en oeuvre d’une politique dynamique de crédit agricole et de promotion des unités industrielles). C’est donc dire qu’au cours de cette consultation que le gouvernement doit tenter de tout mettre en oeuvre pour convaincre ses partenaires sur la pertinence de ce programme.

Laya DIARRA

19 mai 2005