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Il existe certes un lien entre le reboisement et la pluviométrie. Or, le Mali est un pays agropastoral. Cela peut permettre de comprendre que la rareté des pluies est peut être une conséquence des effets de déforestation dans notre milieu, entraînant son corollaire de famine et de sécheresse. Toutes choses qui en rajoutent aux difficiles conditions de vie des populations.

D’après une étude approfondie réalisée sur le domaine de l’environnement, il a été démontré que 90% de la consommation énergétique du secteur domestique au Mali sont couverts par le bois de chauffe. Aussi, un Malien consomme environ 1,5 kg de bois par jour. Ce qui représente une consommation annuelle de 5 475 000 tonnes de bois pour une population pourtant grandissante. En terme de surface, cela correspond à environ 400.000 hectares de forêts. Selon nos sources, 900 millions de personnes ou un cinquième de la population mondiale subissent des effets de la désertification. 135 millions de personnes risquent de perdre leurs terres par les effets de la désertification.

DES REFUGIES DE L’ENVIRONNEMENT

Il existe sur la terre plus 25 millions de réfugiés de l’environnement qui ont été forcés de déménager à la suite de la désertification. La lutte contre la désertification doit être une priorité des priorités de nos autorités si l’on sait que les deux tiers de notre pays sont engloutis par le sable et le reste est fortement en train de le devenir sous l’effet conjugué des hommes et de la nature. La politique nationale de protection de l’environnement (PNPE) a été validée au Mali en mai 1998.

Mais il faut rappeler que l’intégration des problèmes environnementaux en général et de la lutte contre la désertification en particulier dans les programmes et plans de développement remonte aux années 1972 à la suite des vagues de sécheresse qui ont frappé durement les pays du comité inter Etats Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), c’est dans le cadre d’une recherche de solution aux problèmes majeurs environnementaux que le cadre institutionnel de la gestion et un comité consultatif, le STP/CIFQE est chargé de faire le point de la situation environnementale dans notre pays rattaché au ministère de l’Environnement?

Il bénéficie de la contribution financière de l’Etat malien et de différents partenaires au développement, notamment la République Fédérale d’Allemagne. La mise en oeuvre des programmes d’actions pose certaines difficultés d’ajustement.

UN NIVEAU PLUS ELEVE DE DECISION S’IMPOSE

La lutte contre la désertification et l’atténuation des effets de la sécheresse à long terme devraient être portées à un niveau plus élevé de prise de décision gouvernementale dans les pays développés et en voie de développement, car la désertification et la sécheresse sont des problèmes de dimensions mondiale touchant toutes les régions du monde.

La sécheresse est une catastrophe silencieuse mais tenace dont l’effet dévastateur peut être aggravé par le changement climatique. Certes les causes de la sécheresse, de la dégradation des sols et de la désertification peuvent être climatiques, donc naturelles. Mais, il est aussi nécessaire de savoir que l’homme en constitue sans nul doute le dévastateur le plus redoutable. En effet, l’ignorance, les erreurs et les catastrophes causées par l’homme peuvent contribuer de façon assez notoire à la dégradation des terres.

L’avancée des dunes dans le lit majeur de fleuve Niger, l’assèchement des lacs, la dégradation de la végétation et la raréfaction de certaines espèces animales sont autant de menaces contre lesquelles il est impératif de trouver une solution, si l’on veut sauver le Niger. Ceci est largement visible sur le Niger au village Djafarabè situé dans la région de Mopti. Pour toutes ces raisons, les autorités du pays sont vivement interpellées pour remodeler les visions d’actions et de redynamiser la lutte contre la désertification.

Moussa KONDO (Stagiaire)

15 février 2007.