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Le phénomène de désertification, à la différence de l’avancée du désert est la dégradation des terres dans les régions arides, semi-arides et subhumides sèches, résultant de divers facteurs, y compris les variations climatiques et les activités humaines.

Toute chose qui ne laisse indifférent aucun acteur social, conscient des effets qui se font sentir d’un jour à l’autre. Longtemps marquée par une baisse notoire, la situation pluviométrique actuelle et les prévisions annuelles sont autant d’opportunités que les acteurs peuvent saisir pour anéantir les effets de la désertification au Mali.

Les causes de la désertification

La désertification est imputable à certaines causes qui sont entre autres la surexploitation des terres cultivables, le surpâturage, le déboisement excessif et aussi le malfonctionnement des réseaux d’irrigation.

Ce phénomène de désertification et de la sécheresse touche actuellement toute les régions du pays et une action commune de tous les acteurs impliqués s’impose pour lutter contre la désertification et atténuer les effets de la sécheresse au Mali. Rappelons que tous ces facteurs cités ci-dessous ont des effets particuliers dans le processus de la désertification.

La surexploitation agricole

Bien que la mécanisation soit médiocre dans la technique d’exploitation agricole, il faut rappeler qu’il y a les effets de la croisade démographique intensive, la demande de la production vivrière. Par ailleurs, le besoin de dévises entraîne la progression des cultures du rente. On constate de ce fait, l’expansion des cultures irriguées et la réduction des périodes de jachère.

Ce qui entraîne l’appauvrissement des sols et la regression des rendements, l’apparition de croûtes sur la couche arable exposée aux précipitations et au soleil, l’intensification du ruissellement, l’érosion éolienne et l’hydrique du sol et son racinement, l’avancée des dunes de sable sur la couche arable et la destruction des cultures par les vents porteurs de poussières, entraînent la désertification.


Le surpaturage

Quant au surpâturage, ignoré ou négligé par beaucoup d’acteurs, cependant, il est bien l’une des principales causes de la désertification, il s’agit là de l’augmentation du cheptel et la regression des pâturages qui entraîne aussi le recul de la production annuelle de la végétation pastorale, la disparition progressive des espèces végétales, la propagation des plantes éphémères qui poussent à la saison des pluies puis disparaissent, le compactage du sol qui résulte du piétinement au voisinage des points d’eau et du pâturage des herbages de la saison des pluies.

Quant au déboisement, il est reconnu comme le principal facteur de la désertification. Les conséquences de phénomène sont visibles à tous les niveaux. Il se présente comme vecteur principal de la désertification au Mali. Ce phénomène anthropique est accentué par les effets de serre entraînant la régression de la pluviométrie, le réchauffement climatique et aussi l’augmentation du niveau de la mer par suite du dégel des mers solides.

L’éveil de conscience

La situation géographique du pays et les leçons de ces dernières années suscitées par la récurrence des sécheresses sont autant de facteurs d’éveil de conscience des acteurs.

A la faveur des études ménées dans cette perspective, les résultats pouvant juguler la désertification nécessitent une implication de tous les acteurs tant au niveau local qu’administratif. Il s’agit de l’application et de l’adoption des voies pouvant atténuer la dégradation des terres et le déboisement.

Le pays dispose d’une multitude de techniques approuvées en matière de lutte contre la sécheresse et la désertification. On distingue les techniques mécaniques et biologiques en plus de la mesure classique relative à l’information, la formation et la sensibilisation des populations.

La responsabilisation par rapport à l’environnement

Cette dernière vise à donner aux populations une nouvelle conscience et à le responsabiliser vis-à-vis de l’environnement et de sa progéniture. Il y a les mesures mécaniques au nombre desquels on peut citer différentes techniques de fixation des dunes. Il s’agit des mécaniques de conservation de l’eau et du sol et des techniques mécaniques de récupération.

Les mesures biologiques comprennent une utilisation des êtres vivants, des végétaux pour des fonctions de protection et de restauration de l’environnement. En plus, la protection et la régénération naturelles les brise-vents et haies vives, l’agro-foresterie rurale et paysane et les bandes enherbées sont autant de moyens de lutte contre la désertification.


Ousmane BERTHE (Stagiaire)

14 Aout 2008