Partager

La première réunion de la plate-forme régionale de coopération judiciaire des pays du Sahel s’est tenue, hier, à l’hôtel Kempesky El Farouk. C’était en présence des membres de la délégation de l’Onudc, du chef de la délégation de l’Union européenne, des ambassadeurs, des représentants du Burkina-faso, de la Mauritanie et du Niger.

Le représentant de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc), Damien Rey, a indiqué : ‘’Je voudrais remercier très chaleureusement les autorités de la République du Mali d’avoir bien voulu accueillir cet important évènement qui constitue sans aucun doute la première pierre d’une initiative commune audacieuse du Mali, du Burkina Faso, du Niger et de la Mauritanie … vous avez choisi de combattre énergiquement les nouvelles menaces que constituent le terrorisme et le crime organisé transnational dans cette région en mettant sur pied ce réseau de coopération judiciaire. ‘’ Il a soutenu que la coopération judiciaire constitue une des armes essentielles pour endiguer les phénomènes criminels qui déstabilisent les Etats et mettent en péril l’Etat de droit et le développement.

La lutte contre le terrorisme et le crime organisé, a-t-il dit, s’organise au niveau international, régional, à plusieurs niveaux. Il s’agit, a souligné Damien Rey, d’une approche intégrée qui reconnaît, à sa juste valeur, le rôle du secteur judiciaire. Maharafa Traoré, ministre de la Justice , garde des sceaux, a déclaré : ‘’à la cérémonie d’ouverture, le 29 septembre 2009, de la réunion des experts sur la coopération internationale pénale en matière de terrorisme qui a regroupé ici même les juges et procureurs de l’Algérie, du Mali, de la Mauritanie et du Niger, j’avais insisté sur la vision sous-régionale des plus hautes autorités du Mali en ce qui concerne la gestion de la sécurité en général et du phénomène de la criminalité, en particulier, dans la bande du Sahel.”

La mise en place d’une plateforme de coopération judiciaire dans les pays du Sahel a été une recommandation forte de cette réunion d‘experts de Bamako. ‘’ La plate-forme, a ajouté le ministre de la Justice , est aussi un cadre idéal pour évaluer les forces et les faiblesses de nos accords bilatéraux dont les possibilités de révision seront examinées, sans préjudice de la convention de Rabat, dans la composante législation du programme national intégré.‘’

Maharafa Traoré a souligné qu’au cours de leurs travaux, les participants devront s’approprier des législations nationales des différents Etats, afin d’avoir le même niveau d’information et de s’outiller pour examiner de façon efficiente les requêtes d’entraide judiciaire qui leur seront adressées. ‘’ C’est pourquoi, a fait remarquer le ministre, la plate- forme qui sera mise en place aujourd’hui sera un précieux instrument au service des praticiens de nos Etats, face à l’ennemi commun qu’est le crime organisé. ‘’ Le ministre de la Justice, garde des sceaux, a ensuite déclaré ouverte la première réunion des points focaux de la plate forme régionale de coopération judiciaire des Etats du Sahel.

Baba Dembélé

23 Juin 2010.