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La lutte contre la corruption et la délinquance est l’une des préoccupations actuelles des autorités. En vue de réussir cette lutte engagée, les autorités ont fait venir un conseiller spécial de la Norvège au Mali. Pendant son séjour, il a souligné la mauvaise par le citoyen malien de la corruption à tous les niveaux au Mali.

Avec de tel comportement, il serait difficile d’espérer sur une réussite totale de la lutte enclenchée. En vue de réprimer le détournement de l’argent du contribuable, les autorités maliennes continuent de multiplier des efforts afin de prôner des mesures pouvant changer le mauvais comportement de certains citoyens.

Le renforcement des mécanismes de lutte

C’est pour cela qu’en plus des services de contrôle, le bureau du Vérificateur Général a été créé pour renforcer la capacité de contrôle. La présence de ces structures de contrôle sur le territoire n’a pas empêché l’organisation des états généraux sur la corruption. Ce qui démontre l’engagement des autorités à aller jusqu’au bout.

Cependant, selon la Conseillère Norvégienne, il existe deux types de corruption à savoir la grande corruption et la petite corruption qui gangrènent notre société. C’est pourquoi il sera difficile de la combattre.

Alors, s’il est irréfutable que l’un des objectifs des états généraux sur la corruption est de mettre en place des stratégies pouvant réprimer le détournement et la délinquance et d’épingler ceux ayant de tourné les biens publics, il ne demeure pas moins que cette lutte rencontre quelques difficultés.

Il n’y a pas de corrompus sans corrupteurs

Alors, en parlant de la corruption au Mali, on ne cible que les fonctionnaires. Or, les actes de corruption viennent des usagers eux mêmes, comme pour dire qu’il n’y a pas de corrompus sans corrupteurs. Ce comportement est perceptible à tous les nivaux au Mali.

A titre d’illustration, ce que Mme Eva Joly (conseillère Norvégienne de la lutte contre la corruption) qualifie de petite corruption est une pratique courante au Mali. Il s’agit du culte de l’argent, longtemps ancré dans l’esprit de tous, et se transmettant de génération en génération et de père en fils, ce qui est l’un des défauts majeurs du Malien.

L’argent au-dessus de tout

De nos jours, l’argent est placé au-dessus de tout. Pour cela, on assiste à l’achat des diplômes, à des magouilles de tous genres. Cela démontre sans doute la part déterminante de la société civile dans la corruption. Or, en parlant de la corruption, celle-ci se sent plutôt victime.
Oublient-ils que les magouilles qu’ils font sont la base de toute corruption ?

En tout cas, la lutte contre la corruption longtemps engagée n’a jamais été menée de façon efficace. Souhaitons que les états généraux longtemps envisagés apportent une solution acceptable. La société civile doit à présent se sentir concernée par la recherche de solutions à la corruption.


Ousmane BERTHE (Stagiaire)

05 Septembre 2008