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Afin d’enrayer le fléau, des milliers de litres de pesticides ont été utilisés.

Bien que ces pesticides utilisés aient permis de maîtriser les criquets pèlerins, ces produits chimiques déversés sur le sol ainsi que leur emballage, représentent un danger pour l’homme et son environnement.

Précautions et normes à suivre, vont de pair avec l’utilisation de ces pesticides.

Cependant, en matière de réduction des risques pour la santé et l’environnement dans les opérations de lutte antiacridienne, il n’existe pas de normes spécifiques, mais simplement des résultats reconnus, synthétisés sous forme de « charte de qualité » définie par la Fondation Cerex Iocustox.

En avril et mai derniers à Bamako, lors de l’atelier régional d’élaboration des plans d’actions nationaux de lutte contre le criquet pèlerin des pays sahéliens pour la campagne 2005 et lors de la rencontre avec les donateurs pour le financement de ces plans, recommandation a été faite à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) d’assister le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad, et de mettre en place un programme de contrôle de la qualité des traitements de lutte antiacridienne.

Connu sous l’acronyme anglais Programme QUEST, le programme de contrôle de la qualité des traitements de lutte antiacridienne a pour objectif de veiller à la bonne application des traitements, à la préservation de la santé humaine et à la réduction des effets secondaires sur l’environnement.

Contribuer à la bonne organisation des campagnes de lutte, apprécier l’application des normes consensuelles de conduite dans les opérations, rationaliser et harmoniser les comportements professionnels des équipes, et donner au public et aux autorités, une meilleure garantie du respect des normes de sécurité environnementale et de santé des populations, sont quelques objectifs visés par la mise en place d’un contrôle de qualité au sein du comité national de lutte contre les criquets pèlerins.

Ainsi, cette nouvelle démarche dans la lutte antiacridienne est basée sur la création d’une expertise propre à chaque pays concerné et qui se compose d’un groupe de formateurs nationaux et d’équipes opérationnelles et intégrées, en charge des activités de contrôle de la qualité des traitements.

L’impact des méthodes de suivi mises en œuvre par la Fondation Cerex Iocustox en appui aux équipes de traitements opérationnels, a été très limité.
C’est ainsi, que la fondation a voulu travailler à l’avènement d’un contrôle de qualité des opérations dans le cadre de la bonne pratique.

A l’issue de la formation pour le contrôle de qualité sur la protection des végétaux, environnement et santé, qui s’est tenue du 29 août au 2 septembre 2005 à Bamako, une ou plusieurs équipes en fonction des compétences requises devaient être mises en place pour la présente campagne.
Une équipe nationale, jouant le rôle de coordination, fera la mise en œuvre de ce contrôle de qualité, sous forme de test durant les six mois que dure la campagne.

Représentants des ministères de l’agriculture, de l’environnement et de la santé, constitueront cette équipe.
L’application des pesticides sera sécurisée et rationalisée par les équipes qui s’attelleront à améliorer méthodes et pratiques de traitement, et à instaurer un système de suivi et évaluation sanitaire et environnementale.

Les équipes seront dotées de véhicules 4×4 équipés, ordinateurs portables, photocopieuses, vidéo-projecteurs de tous les matériels de contrôle de l’efficacité des traitements, suivi sanitaire des opérations et suivi environnemental.

Au niveau de chaque région administrative, une équipe sera constituée.

13 septembre 2005.