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Au cours de ce séminaire, les participants se pencheront sur des questions aussi essentielles que celles relatives aux détentions et emprisonnements arbitraires, les droits des détenus en prison et autres lieux de détention, l’interdiction de la torture et des traitements inhumains dans le cadre du maintien de l’ordre, l’usage des armes à feu par les responsables chargés de l’application des lois, l’interdiction des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires, les exigences de l’Etat de droit…

Citant le Dalaï Lama (chef spirituel tibétain), le président de l’Association Malienne des Droits de l’Homme, a relevé à la cérémonie d’ouverture que « tout être, même celui qui nous est hostile, redoute comme nous la souffrance et aspire au bonheur.

Il a le même droit que nous d’être heureux et de ne pas souffrir. Soucions-nous donc sincèrement des autres, nos amis comme nos ennemis.

C’est la base de la véritable compassion ». Pour Me Brahima Koné, l’organisation de ce séminaire sur les droits de l’homme face à l’usage de la force s’inscrit dans le cadre du programme de promotion et de protection des droits de l’homme arrêté par l’AMDH en vue de lutter efficacement contre l’impunité.

Le représentant de la fondation Friedrich Ebert, Dr Salabary Doumbia, a saisi l’occasion pour présenter son organisme. La Fondation Friedrich Ebert est une institution privée qui souscrit aux idéaux de la démocratie sociale du mouvement ouvrier allemand.

Elle a été créée en 1925 et représente le testament politique de Friedrich Ebert, premier président démocratiquement élu de la République d’Allemagne.

Elle intervient dans l’éducation civique et politique, la coopération internationale, l’octroi de bourses d’études et travaux de recherches en sciences politiques et de recherches économiques appliquées.

La coopération internationale se réalise à travers 80 bureaux, dans 96 dans le monde. La Fondation travaille au Mali depuis 1976. A partir de 1991, elle s’est engagée à soutenir prioritairement le processus de démocratisation au Mali. Par la tenue de séminaires, de workshops, de conférences.

Ce faisant, la Fondation contribue à former des multiplicateurs, femmes et hommes politiques et de la société civile pour approfondir la démocratie, améliorer le fonctionnement de l’Etat de droit au Mali et contribuer au renforcement du débat public et politique.

Quant au Colonel Anatole Sangaré, Secrétaire Général du ministère de la Protection civile et de la Sécurité intérieure, il a souligné la nécessité du dialogue entre tous les acteurs-ONG, Association, Etat et que chacun joue sa partition pour qu’il n’y est pas de fausses notes dans la symphonie.

Il n’a pas manqué, lui aussi, de remercier la fondation Friedrich Ebert pour son assistance et de souligner l’importance et la pertinence du thème, les droits de l’homme et la violence dans les procédures judiciaires et le maintien d’ordre et des sous-thèmes comme les perquisitions et la détention illégale de citoyens, l’usage d’armes à feu par les responsables chargés d’appliquer la loi.

Yaya SIDIBE

09 septembre 2005.