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L’Union africaine a adopté dimanche un certain nombre de réformes visant à rationaliser l’organisation continentale et à obliger les Etats membres à respecter leurs obligations financières, lors d’un sommet extraordinaire convoqué pour faire avancer les changements débattus de longue date. Le président en exercice de l’UA, le dirigeant rwandais Paul Kagame, a salué les progrès réalisés lors du sommet qui s’est tenu ce weekend au siège de l’organisation à Addis Abeba malgré le fait que certaines de ses propositions de réformes aient été rejetées. « Aujourd’hui, nous avons lancé la Commission (l’exécutif de l’UA) sur une trajectoire plus performante avec des effets bénéfiques qui se feront sentir pendant des décennies », a déclaré M. Kagame, dont le mandat de président de l’UA expire au début de l’année prochaine. « Nous avons fait notre part du travail pour poursuivre le voyage et je m’attends à ce que le prochain (…) président de l’Union africaine poursuive sur la même lancée et avec les mêmes progrès « , a-t-il ajouté à la clôture du 11e sommet extraordinaire de l’UA. En 2016, celle-ci avait chargé M. Kagame de remanier l’organisation continentale qui est souvent considérée comme inefficace et trop dépendante des donateurs. Il a dévoilé ses propositions l’année suivante. Malgré des avancées enregistrées, la majorité des 55 Etats membres de l’UA ont rejeté le projet de M. Kagame de donner au chef de la Commission de l’UA le pouvoir de nommer ses propres adjoints et commissaires. Cela était considéré comme une mesure visant à rendre l’administration plus responsable devant son chef. Le sommet a toutefois soutenu les mesures visant à rationaliser l’organisation panafricaine tout en générant des recettes auprès des États membres et en sanctionnant ceux qui ne versent pas leurs contributions. L’UA dépend actuellement des donateurs étrangers qui, en 2019, paieront 54% d’un budget total de 681,5 millions de dollars (596 millions d’euros)… AFP