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L’Union africaine a annoncé avoir commencé lundi à enquêter sur les plaintes du Soudan et du Soudan du Sud, qui s’accusent mutuellement de soutenir des rebelles armés combattant l’autre partie, ce qui met à mal la sécurité de la région. Le Soudan avait menacé début juin de cesser de transporter dans les 60 jours du pétrole sud-soudanais, peu après que le président soudanais Omar el-Béchir a sommé le gouvernement sud-soudanais de cesser de soutenir les rebelles opérant en territoire soudanais. Selon des analystes, cette décision vient en rétorsion à plusieurs attaques rebelles qui ont humilié les autorités soudanaises. Juba dément soutenir les insurgés et accuse à son tour Khartoum d’aider les rebelles sur son territoire. Lundi, des pays africains ont également commencé à identifier le tracé d’une zone tampon démilitarisée qui doit courir de part et d’autre des 2.000 km de frontières non délimitées entre les 02 pays. Soudan et Soudan du Sud peinent à se mettre d’accord sur les redevances versées par Juba à Khartoum pour l’utilisation de ses infrastructures. Ces tensions ont entraîné des mois de heurts frontaliers intermittents jusqu’à ce que les deux pays parviennent en mars à une feuille de route pour mettre en œuvre plusieurs accords sur les redevances pétrolières et d’autres questions, dont celle d’une zone tampon démilitarisée pour empêcher tout soutien aux groupes rebelles. AFP.