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L’otage français Philippe Verdon, qui avait été enlevé en novembre 2011 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et dont le corps a été retrouvé début juillet dans le nord du Mali, a été assassiné d’une balle dans la tête, a annoncé jeudi le parquet de Paris. « Ils l’ont certainement exécuté parce qu’il était faible« , a estimé le président de son comité de soutien, Pascal Lupart, rappelant que Philippe Verdon souffrait d’un ulcère et de tachycardie au moment de son enlèvement et qu’il semblait déjà très affaibli sur une vidéo publiée l’été dernier dans laquelle il évoquait ses « conditions de vie difficiles ». Après l’enlèvement de MM. Verdon et Lazarevic en novembre 2011, une enquête préliminaire avait été ouverte pour enlèvement en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste. L’autopsie ayant conclu à l’assassinat de M. Verdon, l’enquête a été élargie aux chefs « d’enlèvement et séquestration suivie de mort, en bande organisée, en lien avec une entreprise terroriste » et « assassinat en lien avec une entreprise terroriste« , annonce le parquet. Quatre autres Français, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, avaient été enlevés le 16 septembre 2010 au Niger par Aqmi. Deux autres Français sont otages dans la région: Gilberto Rodriguez Leal, enlevé le 20 novembre 2012 au Mali, et Francis Collomp, enlevé le 19 décembre 2012 au Nigeria. AFP.