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«Saniya.» C’est le nom donné par l’Etat-major général des armées à l’opération de rétablissement de l’ordre dans la garnison de Kati suite à la dernière minuterie qu’elle a connue. Si cette opération a fait des heureux, ce sont incontestablement les agents de l’ORTM. Il faut rappeler que lors des événements du 22 mars 2012, cette station avait été pillée par les porteurs d’uniforme et érigée en quartier général avec des armes lourdes« pour raison de sécurité». Un dispositif qui sera renforcé après les affrontements sanglants du 30 avril entre bérets rouges et bérets verts.

Les journalistes de Bozola avaient mal d’être constamment « assiégés’’ par ces hommes en armes, car même leurs bureaux servaient d’entrepôts de matériels pour les militaires. A la faveur de l’opération « Saniya « la hiérarchie militaire a retiré tous ces engins de la mort ainsi que les hommes stationnés à l’intérieur et tout autour du bâtiment. Maintenant, il ne reste plus sur les lieux que quelques éléments de la garde républicaine, une unité qui a toujours assuré la sécurité de l’ORTM.

Les militaires arrêtés transférés au camp I de la gendarmerie

Les officiers et sous-officiers supposés impliqués dans la récente mutinerie de Kati ont été transférés, lundi dernier dans la soirée, du Génie militaire à l’ex- base aérienne de Bamako au camp I de la gendarmerie nationale. Ce qui indique que les enquêtes vont démarrer pour situer les responsabilités dans la mutinerie dont la cible était le Général Amadou Haya Sanogo. Au nombre de trente, les officiers et sous-officiers concernés voient ainsi leur sort placé entre les mains de la justice militaire.

Rappelons que ces militaires, mécontents, armés jusqu’aux dents, étaient montés, le 30 septembre dernier, à Kati pour exiger du Général Sanogo leur passation au grade supérieur. Des frontistes ont été arrêtés et d’autres seraient toujours en cavale. Vrai ou faux? Il appartiendra maintenant à la justice militaire de tirer l’affaire au clair et de situer les responsabilités.

La FENAREC dénonce la mutation de 8 de ses membres à l’INA

La Fédération nationale de l’éducation, des sports, des arts, de la recherche et de la culture (FENAREC) a, dans une missive adressée au ministre de la Culture, dénoncé les mutations de 8 de ses membres de l’Institut national des Arts (INA). Ces mutations, à l’en croire, sont contraires aux conventions N° 87 et 98 de l’OIT ratifiées par le Mali.

Une convention qui met ces syndicalistes à l’abri de toute mutation sans leur demande. C’est pourquoi cette organisation syndicale réclame l’annulation pure et simple de cette décision pour ne pas créer une situation de crise au niveau de l’INA. Selon des sources proches de cette école, l’ancienne Directrice, Mme Fofana Aminata Djombana, qui serait à la base de ces mutations et qui n’était pas en odeur de sainteté auprès du comité syndical, serait elle aussi mutée.

Alliances en vue des législatives: la ruée vers le RPM pas assez forte

C’est une lapalissade de dire que le RPM est devenue la coqueluche des partis politiques depuis l’élection d’IBK à la présidence de la République. Voilà un parti qui venait, en terme de capacité de mobilisation et de représentation, loin derrière l’ADEMA et l’URD, voire la CODEM. Il n’était pas rare, du reste, de voir ses militants migrer vers d’autres cieux. En un mot, avant l’élection d’IBK, le RPM ne comptait pas beaucoup.

Maintenant c’est la ruée vers ce parti en vue des alliances dans le cadre des prochaines législatives. C’est ainsi que des premiers responsables de l’ADEMA, des élus URD et d’autres formations politiques ont viré du jour au lendemain au parti d’IBK. Avec l’espoir de figurer sur une liste avec le RPM et d’être …élus. En Afrique, tout le monde connaissant l’attractivité du parti au pouvoir sur les élections, les transfuges pensent qu’ils seront députés et cela quoi qu’il arrive.

Rassemblés par Kassoum THERA

10 Octobre 2013