Partager

femmetriste6.jpg


Jacqueline Rasoamalala souffre en silence de sa vie conjugale. La violence fait partie de son lot quotidien.

« Mon époux n’est qu’un ivrogne. A part le fait qu’il me bat presque tous les jours, je suis la seule à subvenir aux besoins de ma petite famille. J’exerce des petits métiers. Je fais la lessive, le ménage, je vais chercher l’eau pour mes employeurs », confie-t-elle. Elle paraît chétive pour ses 27 ans.

Ceci est dû aux lourdes tâches qu’elle est obligée d’accomplir parce que son conjoint ne lui verse que rarement de l’argent. « J’ai même porté plainte au niveau du Fokontany, car je ne supportais plus ses coups. Le chef du quartier lui a ordonné de partir. Mais comme je n’arrive pas à payer le loyer toute seule, je suis forcée de subir sa présence », raconte Jacqueline, les larmes aux yeux.

Le seul bon souvenir qu’elle garde de ce mariage est ses deux enfants âgés respectivement de 4 et 5 ans. Elle souhaiterait bien partir, mais elle n’a personne chez qui aller dans la capitale. Jacqueline est issue d’une commune rurale à Fianarantsoa II. Retourner là-bas lui coûtera cher.

Pour le moment, elle n’a qu’un rêve, celui de décrocher un boulot suffisamment rémunérateur. Mais ce n’est pas chose facile, puisqu’elle n’a aucun diplôme.

Madagascar … Source : L’Express de Madagascar

11 mars 2008.