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Le porte-parole du Premier ministre zimbabwéen Morgan Tsvangirai, opposant au président Robert Mugabe, a demandé lundi le report au 31 octobre des élections générales, prévues le 31 juillet par M. Mugabe. Samedi, à Maputo, les chefs d’État d’Afrique australe (SADC), réunis en sommet extraordinaire, ont demandé un report de ces élections. La SADC, médiateur du conflit politique zimbabwéen, s’est même gardé de débattre de l’aide qu’elle pourrait apporter aux élections zimbabwéennes, infligeant un camouflet à M. Mugabe au moins en apparence et défendant par là sa propre crédibilité comme bloc régional soucieux de la démocratie. En principe, MM. Mugabe et Tsvangirai devraient maintenant se voir et préparer une requête pour la Cour constitutionnelle zimbabwéenne en vue de fixer une nouvelle date. Dimanche, au lendemain du sommet, M. Mugabe a accusé ses adversaires de vouloir gagner du temps par peur de perdre: « Ils savent qu’ils vont perdre et leur défaite est une affaire certaine », a déclaré au Sunday Mail le vieux chef d’État, décidé à se succéder à lui-même malgré ses 89 ans et ses 33 ans de pouvoir ininterrompu. L’opposition rétorque que « ce n’est pas dans l’intérêt du pays d’aller aux urnes sans réformes ». AFP.