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Les principaux partis d’opposition du Togo ont finalement déposé des listes de candidats aux élections législatives après avoir annoncé début juin ne pas souhaiter participer à un scrutin dont ils critiquaient l’organisation, a déclaré jeudi une de leurs représentantes. Selon Mme Kafui Adjamagbo-Johnson, présidente de la coalition Arc-en-cie, les collectifs d’opposition ont constaté une « volonté d’écouter » de la part du gouvernement, et ils ont obtenu gain de cause notamment sur la libération mardi de dix de leurs membres inculpés dans l’affaire des incendies de marchés. « Mais les discussions se poursuivent car il reste encore des responsables de l’opposition en détention, alors qu’ils sont candidats sur nos listes », a-t-elle ajouté. Au total, 35 personnes, des opposants pour la plupart, avaient été inculpées dans l’affaire de l’incendie de deux marchés, en janvier. D’autres petits partis d’opposition et des candidats indépendants ont également déposé des dossiers, a-t-il déclaré sous couvert d’anonymat, n’étant pas habilité à s’exprimer avant l’annonce officielle des listes par la Céni, prévu plus tard jeudi. Le CST a manifesté plusieurs fois ces derniers mois, à Lomé, pour réclamer des réformes avant la tenue du scrutin, notamment la recomposition de la Céni, l’adoption d’un nouveau code électoral et la limitation du nombre de mandats présidentiels, non prévue par la Constitution. AFP.