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En boycottant un mini-sommet régional lundi, le chef de l’opposition Morgan Tsvangirai a montré qu’aucune solution n’était possible en son absence, mais son initiative pourrait également se retourner contre lui, estiment les analystes. « Ce serait dangereux pour lui d’être considéré comme un enfant gâté » par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et l’UA, relève Eldred Masungure, enseignant en sciences politiques à l’Université du Zimbabwe. « Mais en même temps, il a clairement fait passer le message qu’il devait être pris au sérieux dans ces négociations » avec le régime du président Mugabe, ajoute-t-il. En l’absence de M. Tsvangirai, cette rencontre n’a pas eu lieu. Privé de passeport, le leader du MDC avait obtenu tardivement un document temporaire qui lui aurait permis d’assister au sommet, mais il a opté pour un boycott afin de protester contre ces tracasseries administratives. Les dirigeants de la SADC ont tenté dans la journée de convaincre Morgan Tsvangirai de les rejoindre, proposant même d’envoyer un avion le chercher au Zimbabwe. En vain. (Afp)