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e principal parti d’opposition en Afrique du Sud, l’Alliance Démocratique (DA), a annoncé mercredi qu’il ne serait pas en mesure de former de coalition municipale dans la capitale Pretoria où il avait devancé le parti au pouvoir, l’ANC. Les discussions de la DA, avec la formation de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF), arrivé en troisième position à Pretoria, ont échoué. « Nous n’allons pas former de coalition ensemble », a annoncé à l’AFP James Selfe, député DA en charge des négociations pour les coalitions. « Nous avons mutuellement convenu qu’il serait problématique de gouverner ensemble en raison des larges divergences sur l’essentiel des politiques à mener ». La situation est similaire à Johannesburg, où l’ANC est arrivée à tête, mais sans majorité absolue, avec 121 sièges (sur 270) contre 104 pour la DA et 30 pour l’EFF. Mercredi, Julius Malema, le leader populiste de l’EFF a confirmé lors d’une conférence de presse que son parti ne s’engagerait dans « aucune coalition ». M. Malema a reconnu avoir discuté avec respectivement avec l’ANC et la DA sans trouver d’accord. Il avait par exemple posé comme préalable le départ du président sud-africain Jacob Zuma pour former une coalition avec l’ANC mais a essuyé « un non ferme » en retour. Julius Malema a cependant expliqué que son parti voterait pour faire élire un maire DA à Pretoria et Johannesburg, expliquant que son parti était « coincé entre deux diables » mais que le parti libéral était « un meilleur diable comparé à l’ANC ». Des maires DA seraient ainsi élus dans ces deux villes mais ne disposeraient pas de majorité absolue pour faire voter leurs décisions et devraient trouver des points d’entente au cas par cas avec l’EFF.
AFP