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L’opposition zimbabwéenne a accusé lundi le pouvoir d’une répression tous azimuts pour empêcher la contestation de la présidentielle du 30 juillet, remportée par le sortant Emmerson Mnangagwa, tandis que 27 militants arrêtés la semaine dernière passeront une nouvelle nuit en prison. « Ils essaient de paralyser l’opposition pour qu’il n’y ait pas de résistance ou d’action contre les faux résultats » de la présidentielle, nous a affirmé lundi Nkululeko Sibanda, porte-parole du chef de l’opposition Nelson Chamisa, arrivé en deuxième position avec 44,3% des suffrages. Lundi, la justice devait examiner la mise en liberté provisoire de 27 personnes arrêtées au siège du MDC au lendemain des violences post-électorales. De son côté, le président Mnangagwa, ancien chef de la sécurité nationale sous Mugabe, qui a dirigé la brutale répression (20.000 morts) dans les provinces dissidentes du Matabeleland (ouest) et des Midlands (centre) en 1983, poursuit l’opération de séduction qu’il mène depuis son arrivée au pouvoir. Il assure que son élection marque « un nouveau départ » pour « construire un nouveau Zimbabwe pour tous ». Il a aussi promis une enquête indépendante sur les violences et même dénoncé l’intervention de policiers qui ont retardé vendredi une conférence de presse de l’opposition. Ce genre de comportement « n’a pas de place dans notre société », a-t-il commenté.La police a, dans un communiqué, dénoncé la circulation de « fausses nouvelles » sur les réseaux sociaux, appelant les Zimbabwéens à « aller travailler sans entrave ».AFP.