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Le président de la coalition de l’opposition à Djibouti a dénoncé vendredi à Paris le blocage du dialogue avec le gouvernement ainsi que le « harcèlement » et les « arrestations arbitraires » d’opposants dont celle du porte-parole de la coalition, Daher Ahmed Farah, dans la foulée des législatives controversées de février. A l’issue de ces élections, l’USN s’est vue attribuer dix sièges sur les 65 du Parlement, un chiffre qu’elle conteste. « Nous n’avons jamais pu obtenir les résultats définitifs, bureau par bureau, pour l’ensemble du territoire. Nous n’avons ces résultats que pour la capitale où la population a voté pour nous à 80% », affirme M. Houmed selon lequel l’opposition peut prétendre à 52 sièges sur 65. Il dénonce « les fraudes, bourrages d’urnes et manipulations ». Auparavant, le parti au pouvoir disposait de la totalité des 65 sièges du Parlement sortant. La publication des résultats par bureau de vote a été réclamée en vain par l’UE, ce qui a conduit le Parlement européen à nourrir des « soupçons de fraude » et à lancer un appel en juillet aux autorités djiboutiennes à mettre fin à la répression des opposants.L’USN exige la libération de tous les détenus politiques,au nombre d’une dizaine, une loi d’amnistie générale pour permettre le retour des exilés politiques, le rétablissement dans leurs mandats d’élus locaux ayant rejoint l’USN, tels que le maire de Djibouti et ses adjoints, ainsi qu’un « règlement acceptable » du contentieux électoral. AFP.