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Au lendemain des violents heurts lors d’une manifestation interdite du parti dissous d’André Mba Obame, l’opposition dénonce « l’acharnement » du pouvoir, en faisant état de 03 morts, un bilan formellement démenti par les autorités qui louent « la réaction mesurée » de la police. Depuis le retour de Paris le 11 août du principal opposant gabonais, après 14 mois d’absence pour raisons de santé, l’UN a clairement annoncé son intention de faire partir Ali Bongo du pouvoir, parlant d’une grave crise. Le pouvoir a balayé cette idée jugeant qu’il n’y avait pas de crise au Gabon et estimant que M. Mba Obame avait franchi les limites légales en s’autoproclamant président de la République en 2011 et en organisant des rassemblements non-autorisés. L’UN, bien que dissoute, avait appelé à cette manifestation pour réclamer une « conférence nationale souveraine ».Des affrontements entre forces de l’ordre et groupuscules ont éclaté, avant l’heure prévue de la manifestation alors que le cortège constituée de 2 à 3000 personnes était violemment dispersé. L’immunité parlementaire de M. Mba Obame a été levée et il est poursuivi pour « trouble à l’ordre public ». Il risque de deux mois à un an de prison, selon son avocat. AFP.