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Une coalition de l’opposition en Algérie a appelé mardi à une transition démocratique pour instaurer « un système politique légitime » dans le pays, moins de deux mois après la réélection du président Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat. La coalition a présenté un projet de plateforme demandant une série de mesures politiques pour la « consécration d’une démocratie effective comme moyen de gouvernance » en Algérie. Parmi elles figuraient notamment le Front des forces socialistes (FFS) de l’opposant historique Hocine Aït Ahmed, les dirigeants de Front islamique du salut (FIS, dissous), les anciens chefs de gouvernement Ali Benflis et Mouloud Hamrouche. Cette conférence a lieu alors que le président Bouteflika a relancé le chantier de la révision de la constitution, avec des consultations boycottées par tous les participants à cette conférence. Le texte propose le retour à une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Cette disposition figurait dans la Constitution de 1996 mais a été levée en 2008 pour permettre à M. Bouteflika de briguer un 3e puis un 4e mandat, malgré les séquelles d’un AVC subi en avril 2013, qui a réduit ses capacités de mobilité et d’élocution. AFP.