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Figure de l’opposition zimbabwéenne, Tendai Biti, qui avait fui en Zambie pour y demander l’asile politique, a été renvoyé jeudi au Zimbabwe où il était présenté à la justice en fin d’après-midi. « Nous continuons la lutte » a-t-il lancé aux journalistes alors que son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), s’apprête à déposer un recours contre les résultats de la présidentielle du 30 juillet, remportée au 1er tour par le sortant Emmerson Mnangagwa. Son expulsion a alarmé des diplomates occidentaux. « Nous ne l’avons pas expulsé, nous l’avons rendu aux autorités zimbabwéennes », nous a affirmé Dora Siliya, porte-parole du gouvernement zambien et ministre de la communication, en insistant sur le « mot-clé: « rendre aux autorités ». Les chefs de mission diplomatiques de l’Union européenne, des Etats-Unis, Canada et Australie ont demandé au gouvernement de « garantir son intégrité physique et sa sécurité » et de « s’assurer que ses droits soient respectés ». « Ils ont bravé la décision de justice qui l’autorisait à demander l’asile politique », a estimé de son côté l’avocat zambien Gilbert Phiri. Le MDC s’est lui aussi indigné du comportement de la Zambie parlant d’un « développement très regrettable et malheureux » selon Nelson Chamisa, le leader de l’opposition.AFP.