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Le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de racisme et de discrimination raciale a achevé, ce week-end, une mission d’évaluation d’une semaine en Mauritanie. Mutuma Ruteere, qui rendra son rapport en juin 2014, a indiqué que le pays avait fait des progrès. Loi condamnant l’esclavage, inscription de la diversité ethnoculturelle dans la Constitution… si la Mauritanie a progressé en adoptant des outils législatifs de lutte contre les discriminations, leur application reste insuffisante, a estimé le rapporteur de l’ONU. «J’ai trouvé la stratification de la société mauritanienne très forte, détaille Mutuma Ruteere. Elle se manifeste à travers la discrimination au sein des lignes ethniques ou des castes et entraîne des coupures entre et au sein des communautés. Bien que la discrimination ne se trouve pas dans l’esprit de la loi, de facto, de nombreuses personnes estiment qu’elles ne disposent pas de l’égalité des chances en ce qui concerne l’éducation, l’emploi ou les opportunités d’affaires.» «Par exemple, continue le rapporteur de l’ONU, la langue est perçue comme un moyen de domination de certains groupes au détriment d’autres. Une autre manifestation de l’exclusion, ressentie par certains groupes, c’est la diversité insuffisante au niveau des postes-clé au gouvernement et dans l’administration publique. L’inclusion de tous les groupes dans tous les secteurs de l’administration et de l’économie privée est essentielle à la cohésion nationale ». RFI