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L’article 16 de la loi électorale stipule qu' »il est créé une Délégation Générale aux élections dont l’organisation et les modalités de fonctionnement sont déterminées par décret pris en conseil des Ministres. La Délégation Générale aux Elections est dirigée par un délégué général nommé par décret du président de la République.
Il est assisté d’un adjoint nommé dans les mêmes conditions ».

L’équipe de la Délégation Générale aux Elections a pour tâche : l’élaboration et la gestion du fichier électoral, la confection et l’impression des cartes d’électeurs, le financement public des partis politiques. Elle (la DGE) porte assistance à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à la demande de celle-ci.

La commission technique du cadre de concertation MATCL-partis politiques propose de supprimer la DGE et le transfert de ses attributions au MATCL. Il est proposé la création d’une direction générale aux élections ; le recentrage des attributions de la Direction Nationale de l’Intérieur qui devra désormais gérer le financement public des partis politiques.

Jusque-là, c’est la DGE qui s’occupait de cette question. En attendant l’application effective de ces mesures, c’est le Ministère de l’Administration Territorale et des Collectivités Locales qui assure la préparation technique et matérielle de l’ensemble des opérations référendaires et électorales ; l’organisation matérielle du référendum et des élections ; l’élaboration des procédures et actes relatifs aux opérations électorales référendaires ; la centralisation et la proclamation des résultats provisoires des référendums et des élections présidentielles et législatives ; l’acheminement des procès-verbaux des consultations référendaires, législatives et présidentielles à la Cour Constitutionnelle ; la centralisation et la conservation des procès-verbaux des consultations électorales communales .

Il faut signaler que la proposition de suppression de la DGE a été faite d’abord par certains partis politiques, au sortir des élections générales de 2002, il s’était révélé qu’il y a trop de structures impliquées dans l’organisation des élections : Administration Territorale, CENI, Cour constitutionnelle, DGE etc. Le fonctionnement de toutes ces structures coûte cher à l’Etat, aux contribuables nationaux et aux partenaires extérieurs. D’aucuns ont jugé qu’on peut se passer de la Délégation Générale aux Elections.

Le problème du maintien ou de la suppression de la DGE est donc posé ; la décision du cadre de concertation composé des techniciens spécialistes en la matière et des représentants des partis politiques de l’opposition comme de la majorité proches du pouvoir est attendue dans les prochains jours .

Daba Balla KEITA – 9 Mars 2005