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Les opérations de sécurisation du territoire national et les coupures intempestives sont passées par là. La loi de Finances pour l’exercice 2024 va subir un réaménagement acté, mercredi dernier, par le Conseil des ministres. Portée par le ministre de l’Economie et des Finances, le projet de loi portant modification de la Loi de finances n°2023-060 préconise la prise en compte de nouvelles dépenses survenues en plein exercice. Lesdites dépenses ont trait à des allocations budgétaires supplémentaires jusqu’à concurrence de 190,102 milliards de francs CFA pour la prise en charge d’opérations de sécurisation du territoire et à hauteur de 30 milliards francs CFA pour le compte d’Energie du Mali (EDM-SA) l’enveloppe budgétaire sous forme de subvention d’exploitation.

Les dispositions modificatives, qui doivent passer au préalable par une approbation du Conseil national de transition, n’affectent pas l’équilibre budgétaire et financier de la loi de finances initiale 2024 et ne concernent que les dépenses budgétaires, selon les assurances données par le ministre Alfousseni Sanou.

Cela suppose que les prévisions initiales de recettes, de ressources et de charges de trésorerie restent inchangées, mais il implique aussi des ponctions budgétaires substantielles aux dépens d’autres secteurs et structures. La plupart sont d’ailleurs édifiés sur les proportions de coupes budgétaires à subir pour cette année et redoutent par conséquent un impact plus drastique sur le niveau d’ouverture de leurs crédits.

Pour rappel, les prévisions des recettes budgétaires pour l’exercice 2024 s’élèvent à 2 387,872 milliards de FCFA contre 2 304,475 milliards de FCFA dans la loi de finances rectifiée 2023, soit une augmentation de 3,62 %. Quant aux dépenses, elles s’élèvent à 3 070,740 milliards de FCFA contre 2 994,470 milliards de FCFA dans la loi de Finances rectifiée 2023, soit une hausse de 2,55%.

Amidou Keita

Source: Maliweb