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Aujourd’hui, pour bénéficier d’un logement social, il faut montrer patte blanche et justifier de rapports solides comme premier critère.

Les logements sociaux sont construits avec les fonds de l’Office malien de l’habitat (OMH) eux-mêmes constitués par des prélèvements sur les salariés et le fonds Pays pauvres très endettés (PPTE).

Quand le programme a débuté, tous les Maliens ont applaudi des deux mains, car il avait vraiment un aspect social. Cependant, plus passe le temps, plus la désillusion s’installe chez les Maliens.

« Pour les deux premières opérations, c’est-à-dire, les 1008 et les 501 logements, on peut dire que la gestion a été faite à 95 % dans la transparence et que ces maisons ont été attribuées dans cette proportion à des gens qui le méritaient », affirme une source.

Mais, depuis, la donne a changé. Pour la suite, ce fut : 1/3 Koulouba, 1/3 Commission et 1/3 normal. ATT a ouvert une brèche. Au début, il donnait un quota. Mais, selon nos sources, depuis les premières opérations, le président ATT n’a presque pas donné de nom, mais, du fait qu’il avait ouvert une brèche, d’autres se sont engouffrés.

Ainsi, les ministres impliqués, les conseillers, et ceux qui ont la main à la pâte, chacun fait de son mieux et apporte sa liste.

Les critères officiels ont ainsi disparu pour faire place à un copinage qui ne dit pas son nom, avec au finish, de vrais Maliens méritants qui sont écartés au profit de ceux qui n’en ont pas besoin, qui n’ont aucune urgence.

Il y a par exemple, beaucoup de filles célibataires qui ont des maisons, simplement parce qu’elles connaissent des gens.

Nous y reviendrons.

A. Kalambry

19 juin 2007.