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Tout est bien qui finit bien : le litige autour de la composition de la CENI, opposant les membres de Espoir 2002 au CNID et au MPR a connu un dénouement heureux.

En effet, les contestataires de la liste déposée par IBK, notamment le MPR, le CNID et le PLM sont revenus à de meilleurs sentiments, en retirant purement et simplement la leur.

Néanmoins, dans une déclaration signée de ces trois formations politiques, celles-ci donnent leur version des faits en onze points.

D’abord, elles justifient l’attitude de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales dans la gestion de la crise au sein de Espoir 2002 : «l’Administration n’étant pas, en l’occurrence, juge de la validité des listes, des choix des partis politiques et des désaccords,
a choisi la plus stricte neutralité en demandant à Espoir 2002 et à l’opposition de s’entendre et de lui faire parvenir une liste consensuelle dans un délai à eux imparti…

A ce stade, on peut bien s’interroger sur ce qu’on peut reprocher au gouvernement et au MATCL qui ne sont nullement concernés par les choix à faire par les composantes de la CENI. Si Espoir 2002, à l’instar des autres composantes, s’était entendu sur ses représentants, le gouvernement n’aurait pu qu’entériner son choix comme ce fut le cas aussi bien pour la société civile que pour les autres entités politiques
».

Ensuite, le trio charge le RPM qui «s’est engagé dans la voie de la surenchère verbale en se posant encore une fois en victime.
A cette fin, il a fait publier des déclarations, les 29 septembre et 7 octobre 2006, avec certains partis de Espoir 2002 afin de préparer d’ores et déjà un argumentaire pour justifier une éventuelle contestation des résultats des futures élections
».

Enfin, elles soutiennent, qu’en ce qui les concerne, «aucune menace, ni intimidation ne saurait nous faire plier et cela, le RPM et ses alliés le savent. Cependant, nous avons fait le choix du développement de notre pays dans la paix des cœurs et des esprits, dans la stabilité et dans la convivialité».

Rappelons que le 7 octobre dernier, le RPM et ses alliés avaient organisé une conférence de presse pour dénoncer l’attitude «partisane» du ministre Kafougouna Koné qui «s’est immiscé dans la gestion de Espoir 2002».

Ils ont même annoncé qu’ils allaient attaquer le décret d’ATT devant la Cour Suprême. Maintenant, avec le retrait de la liste MPR – CNID, il ne reste plus à ATT qu’à compléter son décret avec le RPM – RDT et à s’impliquer afin que l’opposition extra-parlementaire puisse également s’accorder sur un nom.

A suivre.

Chahana TAKIOU

12 octobre 2006.