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Au pouvoir depuis 33 ans et facilement réélu en août, le président angolais José Eduardo dos Santos a promis du changement. Les observateurs et l’opposition se demandent aujourd’hui lequel. « Le récent remaniement ministériel ne montre pas de changement dans le fonctionnement du pouvoir », souligne Alex Vines, directeur de recherche à l’institut londonien Chatham House. « On aurait pu penser que José Eduardo dos Santos allait ouvrir son gouvernement à certains membres de la société civile, mais ce n’est pas le cas », regrette le sociologue angolais João Paulo Ganga. La nouvelle équipe, à l’effectif pléthorique selon l’opposition, compte peu de nouveaux venus. Sur les 35 ministres, 21 ont été reconduits à leur poste, dont les portefeuilles clé de l’Economie, des Affaires étrangères et de la Défense, alors que sept autres étaient déjà vice-ministres ou secrétaires d’Etat. Seul mouvement majeur, le président a demandé à un proche, Fernando da Piedade dos Santos, dit « Nando », de quitter la vice-présidence pour céder la place à celui qui est désormais considéré comme son dauphin, Manuel Vicente, 56 ans. Ex-patron de la compagnie nationale pétrolière, M. Vicente devient ainsi officiellement le deuxième homme fort du régime. Mais rien n’indique que M. dos Santos, 70 ans, ait une quelconque intention de lui passer la main à court terme. AFP