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A l’occasion de la commémoration de la journée de l’Organisation de l’Unité Africaine, la promotion Droit Public Modibo Sidibé (1999-2003) de la Faculté des Sciences Juridiques et Economiques (FSJE), a organisé, le samedi 24 mai, au CICB, une conférence-débat qui avait pour thème «la jeunesse face aux défis de l’intégration africaine». Elle a été animée par Mamoutou Thiam de l’AMS-UNEEM (Association des Anciens Membres et Sympathisants de l’Union Nationale des Anciens Elèves et Etudiants du Mali) et Bassidy Diabaté, consultant.

Et avait comme modératrice Mme Sy Kadiatou Sow, ancien ministre. On y notait aussi la présence de l’ancien consul du Mali au Congo, M.Sarr et du consultant Adam Thiam.

Le président de la promotion, Mohamed Kéïta, dans son discours d’ouverture, a déclaré que «la conférence qui nous réunit s’inscrit en droite ligne de la commémoration de la journée de l’Union Africaine. Une Afrique plus que jamais déterminée dans la dynamique de l’intégration.

Elle vise à susciter le débat d’idées autour de la place et du rôle de la jeunesse face aux défis de l’intégration africaine, notamment celui de l’éducation et de la formation professionnelle, l’emploi, la citoyenneté, le défi de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement».

Selon lui, la jeunesse du continent représente aujourd’hui, du point de vue démographique, un poids considérable. Cette donnée géopolitique incontournable commande aux Etats africains, à la société civile, d’avoir un regard particulièrement attentif sur le présent et l’Avénir de la jeunesse africaine. Car une population à majorité jeune est une potentialité, une richesse, mais elle peut être aussi un fardeau si l’on la considère comme une fatalité.

Pour terminer, Mohamed Kéïta a souligné qu’«il s’agit pour nous d’apporter notre modeste contribution à l’émergence d’un nouvel état d’esprit des jeunes, en les amenant d’abord à identifier les défis que nous impose l’intégration africaine, ensuite en les sensibilisant que ces défis ne sont pas aux dessus de nos moyens si on se donnait les compétences nécessaires. Aussi il s’agit de leur trouver les meilleures voies en vue d’être compétitifs sur l’arène internationale».

Quant à Mamoutou Thiam, il a estimé qu’il revient à la jeunesse de prendre leur destin en main tout en jetant un regard sur le passé afin de faire face aux défis de l’intégration africaine.

Pour ce qui le concerne, Bassidy Diabaté a souligné que «la jeunesse est un bastion fort qui exige l’image qu’elle veut du Mali : un Mali uni et prospère. C’est cette jeunesse formée, organisée, forte et engagée face à la défaillance des politiques qui peut faire accélérer le processus d’intégration de façon favorable aux peuples maliens.

Beaucoup de situations difficiles que connaît aujourd’hui l’Afrique sont dues à des déficits démocratiques que seuls des compromis démocratiques, fondés sur le respect mutuel, la tolérance, la non violence, l’entraide, peuvent régler».

Pour lui, la jeunesse doit se doter de courage et d’initiatives pour incarner un projet qui puisse à la fois entraîner, dynamiser et rassembler, afin de lui permettre de participer aux processus de construction nationale selon les moyens et principes qui excluent son instrumentalisation et qui favorisent et orientent son action dans le sens du progrès social.

Bandiougou DIABATE

Stagiaire

Promotion de l’unité africaine :

Lancement officiel des activités de l’Alliance

Malienne pour le Panafricanisme (AMP)

Créée depuis le 24 octobre 2007, l’AMP a procédé, le dimanche 25 mai dernier à l’Appart Hôtel Niuma Belleza au lancement officiel de ses activités.

La cérémonie solennelle d’ouverture a été présidée par le Président de l’Alliance Malienne pour le Panafricanisme, Abdourhamane Maïga. Elle a été marquée par la présence de la Vice-Présidente, Mme Sangaré Fatoumata Sangaré et du Secrétaire général, Bamoussa Tangara.

Dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion, le président de l’AMP a tenu à exprimer, tout d’abord, sa profonde gratitude aux responsables de l’association dont l’engagement et le dévouement ont rendu possible la présente rencontre.

Il a profité de cette occasion pour rappeler que «l’AMP s’inscrit dans la droite ligne des idéaux des pères fondateurs du panafricanisme, Edward Blyden, Marcus Garvey, Dr Dubois, Kwame Nkrumah, Malkolm X, Patrice Lumumba, Modibo Keïta, Fela Ramsone Kuti, Julius Niéreré, et,

plus prés de nous, les Présidents Khaddafi, Abdoulaye Wade, Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré. Nous ne ménagerons aucun effort pour accompagner ces illustres Représentants de l’Afrique dans leur volonté de développement».

Abdourhamane Maïga a indiqué que les différents présidents cités se sont, depuis plus d’une décennie, investis avec un courage sans faille dans la tâche redoutable mais combien exaltante et noble de faire du panafricanisme la pierre angulaire du développement africain. Il a aussi ajouté que les chantiers de l’UE, du NEPAD, de la CEN SAD, de l’UEMOA, et de la CEDEAO sont éloquents en la matière et doivent s’engager davantage.

«Notre ambition est de contribuer à la mise place d’une chaîne de solidarité entre tous les panafricanistes en vue du renforcement de la dynamique actuelle d’une Afrique unie, tournée vers un avenir partager» a-t-il lancé. Précisant que, «par chaîne de solidarité, il faut surtout retenir l’assistance, la promotion, la protection et la défense des droits humains en Afrique et partout dans le monde».

Le Président de l’Alliance Malienne pour le Panafricanisme a relevé également que cette Afrique de tous les vœux est menacée par une mondialisation sauvage à laquelle une réaction urgente s’impose.

De ce fait, l’Afrique doit se repositionner dans le commerce mondial par une approche interafricaine d’intégration, s’intégrer à la marche du monde en rang serré au lieu de rester toujours à la traîne, se développer par la voie de l’intégration mais pas une intégration non totalisante, atomisante ou uniformisante à l’extrême.

Cependant, l’AMP a pour but de réunir tous les panafricanistes en une vaste chaîne solidarité pour la promotion et le renforcement de l’Unité Africaine, de définir une charte de la Citoyenneté panafricaniste, de renforcer les liens entre les peuples frères d’Afrique et de la diaspora, de susciter l’émergence d’organisations féminines et de jeunes en vue de l’adhésion des populations aux idéaux panafricanistes et de prévenir ou éteindre les foyers de tensions et de conflits.

Abdourhamane Maïga a terminé son allocution en exhortant la diaspora malienne à revenir au bercail pour le développement harmonieux de l’Afrique chère à tous comme l’a fait Nkrumah, qui a mis fin à son séjour londonien pour revenir travailler dans son pays. Il a déclaré que «le panafricanisme doit être la rencontre des différences par la fortification de l’ensemble».

Au cours de cette journée d’intégration, plusieurs personnalités ont pris la parole pour exprimer toute leur fierté, leur gratitude et leur volonté de contribuer sans concession à cette unité africaine qui est primordiale pour le développement des tous les pays africains.

Parmi ceux-ci, le Présidant de l’Association Malienne des Droits de l’Homme (AMDH), Brahima Koné, qui a félicité et salué amicalement tous les militants et membres de l’AMP ; le Président de l’Association des Jeunes pour l’Intégration Africaine (AJIA) et étudiant à la FLASH, Seydou Magassa.

Moulaye HAIDARA

Stagiaire

27 Mai 2008