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L’Institut national des arts, crée en 1963, a pour vocation la formation des cadres moyens dans tous les domaines de l’art et de l’animation socioculturelle. Des programmes d’étude spécifiques qui répondaient aux besoins de l’heure étaient enseignés.

Mais aujourd’hui, le marché des arts et de la culture, le secteur privé sont en pleine mutation et requièrent la formation de cadres et artistes de type nouveau. Le séminaire de révision des programmes d’enseignement de l’INA, ouvert hier dans l’enceinte de l’établissement, s’inscrit dans ce cadre.

Trois jours durant, acteurs et professionnels du secteur vont faire un toilettage complet des programmes d’enseignement de l’INA, en mettant l’accent sur la pratique. « L’INA est la seule école de formation des artistes. Nous avons constaté qu’il y a beaucoup plus de théorie que de pratique. Nous avons l’exigence de former l’homme de culture », explique le directeur de l’INA, Oumar Camara Ka.

L’innovation majeure des nouveaux programmes sera sans doute l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Il est devenu un impératif, selon le secrétaire général du ministère de la Culture, Al Hady Koïta, de modeler, sinon de sculpter le portrait du type d’artiste nouveau que l’Institut doit former et qui soit capable et apte à explorer et maîtriser les moyens d’expressions les plus divers.

D’autres réaménagements importants sont attendus, notamment au niveau de la formation en sculpture, en matière de culture générale, etc.

Le séminaire contribuera à alléger le programme d’enseignement d’une part, et d’adapter davantage la formation au besoin du marché de l’emploi, d’autre part. Il comportera des animations en ateliers et des séances plénières. Les programmes d’enseignement de l’INA ont déjà été révisés en 1987 et en 1997.

Sidiki Y. Dembélé

06 avril 2006.