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Depuis la désignation de M. Modibo Sidibé au poste de Premier ministre et depuis la composition du gouvernement qu’il dirige désormais, les commentaires n’ont pas tari. Examiné dans le fond et la forme par les analystes politiques ceux-ci ne font pas mystère de leur étonnement et de leur inquiétude face à la fois à l’ossature de l’équipe, que des personnalités désignées pour animer l’action gouvernementale.

Si les critiques jusqu’ici émanaient des milieux proches de l’opposition et de la société civile, la nouveauté ces derniers temps c’est que la mouvance présidentielle (l’ADP et le Mouvement Citoyen) ne se prive pas de critiques et ouvertement dit sa déception quand ce n’est pas sa défiance face à un gouvernement dans lequel elle ne se reconnaît que très peu et qui déjà fait plus de mal que de bien.

Nous avons eu droit à un gouvernement à la personnalité parfois contestable, aux choix mal pensés, à l’origine de divisions internes, frisant parfois l’implosion, au sein des partis.

Aujourd’hui on a du mal à distinguer au sein même de la majorité présidentielle les défenseurs d’une équipe qui devrait pourtant être de combat pour affronter l’épineux problème du nord, la rentrée scolaire et la question de l’école ainsi que la hausse des prix des denrées de première necessité.

Les politiques se sentent floués, la société civile est désorientée, les partenaires techniques et financiers sont contrariés, les cadres du pays, inquiets, sont dans l’expectative.

L’on ne s’étonnera donc pas des suites à réserver à ce gouvernement là!

El Moctar Kounta dit Sydell

16 octobre 2007.