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L’archevêque et l’imam de Bangui ont appelé mercredi, ensemble à Paris, la communauté internationale à accroître son soutien aux nouvelles autorités de transition en Centrafrique pour désarmer les chefs de guerre qui continuent d’imposer leur loi sur la majorité du pays.
« Actuellement, dans le pays, les +antibalaka+ (milices chrétiennes) sont partout, les Séléka (ex-rébellion à majorité musulmane) sont partout. Les gens sont, surtout à l’intérieur du pays, à la merci de tous ces seigneurs de guerre », a déclaré à l’AFP l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, qui, avec l’imam Oumar Kobine Layama, était cette semaine à Bruxelles, avant Paris, où les deux hommes seront reçus jeudi par le président François Hollande, puis Londres. Se félicitant de l’élection lundi de Catherine Samba-Panza à la présidence de transition –« une bonne nouvelle »–, les deux responsables religieux ont exhorté la communauté internationale à la soutenir. « Tous doivent être derrière elle pour que la transition devienne une réalité, il faut la soutenir, l’encourager, l’aider », a déclaré Mgr Nzapalainga. « Nous ne doutons pas de sa capacité », a relevé l’imam Kobine Layama, président de la communauté islamique de Centrafrique. « Elle est connue comme une femme de fer qui travaille et ne recule pas devant les difficultés » mais, a-t-il souligné, « elle est confrontée à des défis énormes, le désarmement, le cantonnement des milices… ». AFP.