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Arrivé en fin de mandat, l’équipe de Boubacar Monzon Traoré devrait encore attendre avant la convocation de son assemblée générale de renouvellement. Ce, à la demande de l’instance fédérale qui est lancé dans un processus de relecture des textes. Et entre temps, des voix dénonce déjà un défaut de légalité.

Elu en Septembre 2006, le bureau de la ligue de football de Bamako présidé par Boubacar Monzon Traoré a expiré son mandat depuis quelques semaines. C’est pourquoi il envisageait de convoquer une assemblée générale de renouvellement le mois de décembre dernier. A cette date l’équipe de Boubacar Monzon Traoré voulait se conformer une demande du comité exécutif de la fédération malienne de football qui avait convoqué une assemblée générale extraordinaire pour la relecture des textes, le mois de novembre.

Mais à la dernière minute, sur suggestion de l’instance suprême du football, l’équipe de Hammadoun Kolado Cissé a dû reporter sine die ses assises.
Aux dires du président de la ligue de Bamako, lors d’un point presse animé le jeudi dernier dans les locaux de Malifoot, la FEMAFOOT devrait tenir son assemblée générale de relecture dans le courant du mois février.

A l’en croire, compte tenu de l’importante des modifications dans les textes qui régissent le football malien, la FEMAFOOT a souhaité que les quatre ligues qui sont en renouvellement pour le courant de cette année attendent pour se conformer aux nouveaux textes. Il s’agit des ligues de Bamako, de Kayes de Koulikoro et de Sikasso.
Seulement voilà : la situation de la ligue de Bamako est sujet à débat. Surtout semble t-il à cause d’un regain d’adversité ou d’ambition autour de l’actuel président. Pour certains, l’actuel Boubacar Monzon Traoré est un homme à abattre, à cause surtout de son appartenance affichée à l’un des clubs phares de la capitale. Pour d’autres, il faut tout simplement renverser cet.

Dans les deux cas, il s’agit de se battre et s’affirmer avec pour argument le dépassement du mandat et la conclusion que le bureau de la ligue de Bamako est tombé dans l’illégalité. Pour les uns et les autres, Boubacar Monzon Traoré bénéficiant d’une couverture plus ou moins voilée de la fédération.

Selon toute vraisemblance, ces reports tendent plutôt à défavoriser le président sortant plus qu’ils ne doivent servir d’arguments de campagne ou de déstabilisations. Car, de nos jours aucun candidat n’est officiellement ou sérieusement déclaré à faire face à un président qui parait avoir le contrôle du collège électoral. Même s’il n’est pas encore candidat officiellement déclaré. « Le bureau de la ligue est une équipe homogène. Le moment venu, c’est le bureau qui décidera de ma candidature.

Et je serai le candidat d’une équipe » a déclaré Boubacar Monzon Traoré en réponse aux interrogations sur sa candidature.
En attendant, force est de constater qu’un semblant de cohésion se dégage dans l’instance dirigeante de la ligue de Bamako qui est entrain de se prévaloir d’un bilan flatteur. Face à la presse, Boubacar Monzon Traoré n’a pas caché la fierté de son équipe d’avoir participé au nivellement d’ensemble du football malien qui s’est fait une notoriété au niveau continental. En même temps, chaque année du mandat en cour Bamako a pu placer un club dans l’élite du football malien passant de 7 à 11 de 2006 à 2010. Si bien que Boubacar Monzon Traoré et ses partisans sont convaincus qu’avec ce bilan, il ont des arguments à faire valoir face à leur.

Il restera à alors à leurs adversaires de chercher à les affaiblir sur d’autres plans. Egalement bien plus convaincants que celui se rapportant à la question de la légalité ou de la légitimité. Sentant bien que le retard actuel dans le renouvellement de la structure est venu à la suite d’un souhait de la fédération. Au demeurant si la FEMAFOOT s’est conformée à une injonction de la FIFA, pourquoi une ligue fût telle une à forte convoitise va-t-elle outre passé un souhait de sa fédération. Là se trouve le vrai débat.

Souleymane Diallo

17 Janvier 2011.