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Le jeudi dernier, la représentation nationale du Mali a adopté par 120 voix « pour » et zéro « contre » (sans abstention ni non votant), le projet de loi portant ratification de l’Ordonnance N°2012-011/P-RM du 24 février autorisant la ratification de l’accord de prêt relatif au financement du projet d’étude de la ligne d’interconnexion électrique Guinée-Mali. Ce projet avait été signé à Bamako le 2 juin 2011 entre le gouvernement de la République du Mali et le Fonds africain de développement (FAD).

Ce projet de loi a été voté par l’Assemblée nationale sous l’autorisation de sa Commission « Eau, Energie, Industries, Mines, Artisanat, Tourisme et Technologies ». Ledit projet étudie la faisabilité de la construction des liaisons électriques N’Nzérékoré-Fomi et Fomi-Bamako d’une longueur totale de 920km, dont l’extension de trois postes existants et la construction de quatre nouveaux postes. Il s’agit donc de réaliser 920km de ligne à haute tension, de construire quatre nouveaux postes et d’assurer l’extension de trois anciens postes.

Le projet comprend plusieurs composantes : entre autres l’étude de la ligne et des postes haute tension d’interconnexion, l’administration et la gestion du projet regroupant quelques aspects : audit des comptes, fonctionnement de la Cellule de suivi de l’étude et Table ronde des bailleurs de fonds). Son objectif vise à contribuer à la sécurisation de l’approvisionnement en énergie électrique dans les deux pays et au renforcement de l’intégration régionale.

Son objectif spécifique est de démontrer la faisabilité technico-économique et sociale et de faciliter la mobilisation des ressources pour le financement des ouvrages d’interconnexion électrique entre la le Mali et la Guinée Conakry.
Concernant l’accord de prêt, le FAD consent au gouvernement malien un prêt s’élevant à environ 621 319 70P0 FCFA.

Le principal du prêt sera remboursé dans une période de quarante ans, après un différé d’amortissement de dix ans et à compter de la date de signature de l’accord de prêt et cela, à raison de 1% par an entre les 11è et 20è années de ladite période et de 3% par an par la suite.

Ledit prêt sera remboursé par des versements semestriels et consécutifs, dont le premier sera effectué le 1er avril ou le 1er octobre, selon celle des deux dates qui suivra immédiatement la fin du différé d’amortissement. Le gouvernement malien devra payer une commission de service de 0,75% par an sur le montant du prêt décaissé et non encore remboursé et une commission d’engagement de 0,50% l’an sur un montant du prêt non décaissé sur une période commençant à courir 120) jours après la date de signature de l’accord.

Oumar Diakité

05 novembre 2012.